‹ Le roman de FauvelChapitre 61 sur 84 · X. — LES SOURCES DU ROMAN · texte numérisé non relu

X. — LES SOURCES DU ROMAN

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L'imitation se montre dans les idées et dans les expressions. Comme les auteurs du Roman de la Rosej celui de Fauvel est amateur de sentences morales :

Fauvel, v. 2495-6

Car souffrir est la droite

voie

De vaintre et de venir a joie .

Rose, V. 3227-8

J'ai bien esprové que l'en

vaint,

Far soffrir, félon, et refrain t.

Quand Jehan de Meun écrit (v. 7603-4) :

Car volentiers recorde bouche Chose qui près du cuer ii touche,

il ne fait que transcrire un passage biblique bien connu : Ex abiindantia cordis os loquittir. Le Roman de Fauvel a deux vers avec la même rime ; il est facile de voir que sa source directe n'est pas la Bible, mais bien le Roman de la Rose :

1823 Car la chose trop près nous touche, Et pour ce y metons cuer et bouche.

Voici quelques autres cas de ce genre :

Fauvel, v. 2729-30

Si comme aucuns qui a deniers Plains ses coffrez et ses greniers.. .

En richeces a poy d'ellr.

Fors a cil qui est si meùr Et plain de volenté si bonne Qu'aux povrez gens foison en donne.

Rose,\. 5883-4

Qu'il sunt tuit serf a lor deniers.

Qu'il tienent clos a lor greniers...

Mes plusdonast qui pluseùst

A ceus que soufreteus seùst.

L'avoir n'est preus fors por

despendre.

iNtRODUCtiON

Fauvel, v. 2864-7 et 2870-72

N'est nul qui soit bien eiireus

Fors cil a qui il puet souffire

De tiex biens comme nostre

Sire

Lidonne en caste mortel vie.

Et Diex l'aime, car quant on

tent

De jour en jour a plus ac-

querre,

L'en vit en douleur et en

guerre . . .

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