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LXVI INTRODUCTION
Burgass, p. 25, Eggert, p. SyS, et Kûppers, p. 17. Fallece {: grâce) 855 (à côté de fallace: espace 891) représente peut-être un plus ancien fallaice. Cf. la forme graice, notée par Eggert, p. Syb.
Nous avons vu que des formes en é = ai appartenaient à l'auteur. Le copiste du premier livre note quelquefois ce son par ci : commencherei g'j , sei 121, et les deux copistes emploient souvent la notation 0/ : diroi g, io3, o/(habeo) 707, soit j 20, 1042, Suivent 823; diroj : meyitiray II, i385. Kuppers (p. 16) signale la graphie foire en 1271. Le ai provenant du suffixe -ar ium se réduit à a : vicare 5ii, viare 1187. Cf. Kuppers, p. 16 (contrare), et Burgass, p. 27 [douare).
La diphtongue oi, provenant d'un e latin et d'un /, que nous avons vu rimer avec ai, est devenue e : Benêt 776, poiier 443, 5ii, 320. Les graphies comme chaier 825 {à côté de chaer 10 et 7'oier 845) sont sans doute dues à une contamination entre les graphies du centre chaoir, veoir [vooir] et les graphies normandes chaer, poer. On trouve voier^ etc. par exemple dans le Débat du clerc et de la demoiselle, publié par A. Jeanroy dans la Romaniay XLIII, 5, et dans le manuscrit unique du Tristan de Béroul (éd- des Classiques français du moyen âge, 1913, p. xi).
Noiers 900 peut également être une graphie hybride entre noirs et noers. Kuppers (p. 2 1) atteste des formes comme droet, savoer, avoet.
Anciés 65, anciex 176 (= ançois) est fréquent par exemple dans le manuscrit norraand du Tristan de Béroul. Il se trouve dans de nombreux autres textes originaires de l'Ouest ou du Centre.