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sous le ton : 1'/ disparaît. Je relève dans le second livre fatis 255i. Dans oeseaux 270, oe représente sans doute le même son que dans coeffei 787, etc., cités précédemment (p. i,xvii). Burgass (p. 24-5) relève dans deux documents du département de TEure des années 1270 et 1279 cinq fois la forme deen (deçà nu m). Notre texte a doëns 146, moëns 170, qui sem*blent dus à un croisement entre les formes normandes et celles du centre.
Vraëment 178 provient-il directement de vraiement par la chute de T/, ou est-il l'aboutissement d'une série vraiement > *vreenient > praemeiit (par dissimilation)? Il serait difficile de le dire.
Consonnes
Les mots ayant un c en latin sont souvent écrits dans les deux livres comme en picard : carue 886, canchon 1040, blance II, 1911, escorche (subst.) 2176, ce qui est d'accord avec les documents étudiés par Kgi^ert ;p. 380-7) et Kuppers (p. 28-32) '.
Morphologie
Le pronom de la S"" personne revêt, dans le premier livre, au cas régime du singulier la forme lié. Voir ci-dessus, p. lxvii. et Eggert, p. Sqd; Kuppers, p. 39.
Etili est souvent employé comme cas sujet du pluriel : 614, (J27, etc. Cf. Kuppers, p. 38-9.
I. La dissertation de Burgass, inachevée, ne contient pas d'étude sur les consonnes.
LXX INTRODUCTION
La fréquence de la forme lour 86 (à côté de leur) dans les chartes normandes est signalée par Burgàss, p. i5-i6, et Kjppers, p. 3q.
Es (546, etc., où les autres manuscrits ont as^ semble représenter un affaiblissement de Va en e en position protonique (comme dans c^^aoi, signalé précédemment, p.Lxviii).
En + le est représenté par eu dans les deux livres, de même que dans les documents étudiés par Eggert, p. 357, et Kuppers, p. 40.
Le pronom possessif mis (cf. misire 1049) est signalé par Eggert, p. 396, et Kuppers. p. 39.
Le pronom démonstratif est écrit une fois cen 10, avec n exponctué. On sait que cen (pour ce) est très répandu dans les textes de TOuest. Cf. Eggert, p. 393.
La désinence des verbes à la première personne du pluriel est souvent on, dans les deux livres (797, 798, 3 100, etc.), ce qui est commun à tous les dialectes de TOuest. Cf. Eggert, p. 400, Kuppers, p. 46-7, et Friedwagner, l^engeance Ragiiidel^
p. LXX.
On peut dire, en résumé, que le premier livre de Eauvel contient de nombreux traits propres aux dialectes normands (Eure, Orne, Calvados).
Le second, copié probablement aussi par un scribe normand, a un aspect moins dialectal.