‹ Le roman de Fauvel :Chapitre 75 sur 91 · IX. — LE SUCCES DE FAUVEL CVII · texte numérisé non relu

IX. — LE SUCCES DE FAUVEL CVII

treiij Tauteur anonyme parle de Fauvel à deux reprises en ces termes :

Celx qui Fauvel sevent torcher Et le chaitif peuple escorcher...

Chacun torche Fauvel et cengle...

Dans une série de remarques que j*ai publiée à propos de la récente édition de Renart le Contrefait / j'y ai signalé l'influence du Roman de Fauvel, qui ne se manifeste pas uniquement par la présence de ce nom dans le poème, contemporain des deux autres anonymes dont je viens de parler.

Au xv^ etxvi^ siècles, un Estrille-Fauveau signifie ce qu'on appelle aujourd'hui un arriviste. Ce composé figure dans Rabelais et Clément Marot ^. Le Roux de Lincy ^ cite ce proverbe du xv* siècle : Tel estrille Fauveau qui puis le mort^ qui est une variante d'un autre où, au lieu de Fauvel, figure un chien : Tel nourrist le chael qui puis le mort '^.

Dans une chanson sur le siège de Mouzon (i 52 1 ), imprimée par Le Roux de Lincy ^ et d'après lui par Tarbé ^, le cheval fauveau représente le sire de Montmor, gouverneur de la place, qui fut accusé de trahison pour l'avoir rendue trop tôt :

Cheval fauveau, au pied blanc, demy mort, Fut a Mouzon aveugle, sans voir goutte : Honte le suyt, qui le pique et le mord Comme vieillard efféminé par goutte.

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