Tarbé, Romancero de Champagne, III
CVIII INTRODUCTION
Le manuscrit français 24461 de la Bibliothèque nationale, qui est du xvi* siècle, contient, au fol. 58, un dessin en grisaille qui représente un homme bouchonnant un cheval, et accompagné de cette légende ' :
Le Fauveau
Je suis Fauveau qui désire a toute heure Estre estrillé et devant et derrière.
De m'estriller qui ne scet la manière A court pert temps et trop en vainlabeure.
Dans le Second Volume des Mot^ dorei du grand et saige Cathon (Paris, i533 ) ^ figure unç pièce en vers dont le but est de mettre le lecteur en garde contre le vin qui est trompeur. Après une longue rubrique : Bon et joyeulx advertissement pour bien admonnester tous les biberons qui bien ajment la purée de septembre, qu'il leur plaise de mettre de Veaue en leur vi^t, et qu'il^ se gardent de trop boire, fauteur anonyme s'exprime de cette manière :
Gardez vous bien de ce faulveau, C'est une dangereuse beste :
Ung soir me donna par la teste Tant qu'il me rompit le cerveau.
Il est ferré tout de nouveau Et rue comme la tempeste;
1. Les deux premiers rers ont été imprimés par M. A. Blum dans les Mélanges Emile Picot, I, 437.
2. Paris, Bibl. nat., Rés., Vélins, 2.092 (fol. i36 v"). — Je dois cette référence à M. J. de Morawski.