‹ Le Roman de la RoseChapitre 10 sur 51 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

le premier, c'est probablement paroe qu'il le regardoit comme le plus notable de ses ouvrages, les autres n'étant presque tous que des traductions. lien avoit trouvé le plan à peu près dans les vers 3909 et suivants de Guillaume de Lorris. D^ailleurs il est facile déjuger que le Roman de la Rose n*est point sorti de la plume d'un jeune bomme , ainsi que l'observent le président Faucbet et Thevet dans la Vie de son auteur. Les connoissances de toute nature qu'il annonce dans son ouvrage, portent à croire qu'il avoit la avec fruit nos auteurs sacrés et profanes.

« Si on en croit Papirius Masson, Jean de Meun n'acbeya le Roman de la Rose que sur les instances de Philippe le Rel. Joannes Meunius poeta hoc rege vixiL Hic

est ille Meunius qui Gallicumpoema cuiRosœ nomen, divi Ludovici temporibus a Willelmo Lorriaco inchoatum obsolvit. Meunius idem Boetii libres de Consolât ione in ballicam linguam convertit,,.. Prœfatur eamabse factam Philippi mandato, quo impulsore Rosam poema absolvent.. :. in Gallicum sermonem converterit.

« On reproche à Jean de Meun d'avoir mal parlé du beau sexe, et on dit qu'il n'échappa que par son esprit à la yengeance que les Dames de la Cour de Philippe le Bel vonloient en tirer. M. de la Monnoye observe que ce trait, attribué à Jean de Meun, est arrivé à Guilhem de Bei^edam, gentilhomme et poète provençal (1), avec cette

(f) Voyez la note de Lantin de Damerey, page 230 du tome 2 de cette édition. (Méon.)

On peut recourir, pour la biographie de Guillaume de Bergedan , à V Histoire littéraire des troubadours de Tabbé Mi Ilot, cb. LU, t. II, p. 125-132; au Parnasse occitanien de M.^e Rochegude, p. 152; et surtoiitau Choix des poésies originales des troubadours yde M.Raynouard, t. Y, p. 186, 187.

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