‹ Le Roman de la RoseChapitre 16 sur 51 · PRÉFACE. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI

croiroîs assez, à n'en juger que par certaines libertés un peu trop poussées qu'il a quelquefois semées dans son Roman. Il y a cependant des preuves dans toutes ses poésies. qui montrent bien qu'il fut toujours trop sage pour se cloitrer.

« Je ne ferai point ici la vie de ce poète ingénieux ; je m'en rapporte à celle d'André Thevet, que Ton trouvera à la suite des préfaces de ce livre.

« Temps où a été fait ce Roman,

« On ditcommunément que Jean de Meung fit ce Roman en 1300; mais au moins y a-t-il des preuves, dans son ouvrage même, qu'il étoit fait avant 1305.

« L'on sait que l'ordre des Templiers ne fut abQli qu'en 1309. On avoit arrêté dès Tan 1307 plusieurs de:ses,men)bres, prévenus, disoit-on, des crimes les plus.hQcrihles : on a voit fait courir ces bruits, vrais ou faux, au moins un an ou deux auparavant. Ainsi, dans la prévention où Ton étoit alors, cet ordre n'étoit point à citer comme un corps régulier où l'on pou voit faire son salut. C'est néanmoins ce que fait Jean de Meung, lorsqu'il dit, vers 11608 :

SMI entroit, selon le coinmant (i) Saint Augustin, en Abbaie Qui fnst de propre bien garnie (2)»

SI cum siint ore cil blanc Moine (3), Cil noir (4), cil regnler Ciianoine (5),

(i) Le précepte de.

(2) Rentée.

(3)Clleau\.

(4) Saint- Benoit.

(5) Cbanoines réguliers. * )

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