‹ Le Roman de la RoseChapitre 3 sur 51 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

« Christine de Pisan s'éleva aussi contre le Roman de la Rose, et sa dénonciation fut l'occasion d'un débat entre elle, M® Gontier Col, général conseiller du Roi, M^ Jehan Johannes , prévôt de Lille, et M® Pierre Col, secrétaire du Roi, tous trois zélés défenseurs de Jean de Meun. Gontier Col, dans une de ses épitres, écrit à Christine de Pisan : « Je ensuivant le commandement divin, ayant de toy « compassion , par amour charitable te pry, conseille et » requier la seconde fois par ceste moye cédule^ que ton «< dessusditf erreur tu vueilles corriger, desdire et amender « envers le très excellent et irrépréhensible Docteur en « saincte divine Escripture , haut Philosophe, et en toutes « les sept ars libéraux Cler très parfont , que si orriblement « oses et présumes corrigier et reprendre à sa grant « charge.... » Ces épitres sont des antiées t40t et 1402.

« Jean de Meun eut encore un zélé défenseur dans Jean de Monstreuil^ secrétaire du roi Charles VI. DD. Martene et Durand nous ont donné soixante-quatorze lettres de lui. Dans la cinquante-quatrième , adressée à un Avocat pour rengager à rétracter ce qu'il avoit dit contre Jean de Meun, on lit : Quo magU magisque perscriUor, vir acutissimCy mysteriorum pondéra, ponderumque mysteria operis illius profundi ac memoriœ percelebris, à magislro Johanne de Magduno editi, et ingenium accuratius revolvilur artificis, toius quippe in ammirationem cornmoveor et accendor (l).... Dans la cinquante-Sixième, il

infâmes et prohibés, comme la vieille léproiivée , qui doit être condamnée au supplice du pilori.... L'an de^râce 1402, h 18 mai. »

(1) « Plus je pénètre, 6 esprit ingénieux, dans les importants mystères et dans la mystérieuse importance de cette œuvre profonde , et d^ine si grande et si durable célébrité, que nous devons à la plumo de Jean de Meung, plus j^étudie avec une curiosité toujours nouvelle

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