PRÉFACE. ^ IX
écrit à un ami pour rengager à défendre le livre de Jean de Meun contre plusieurs Docteurs qui le condamnoient.
« On lit dans le Jardin de Plaisance une pièce singulière, composée en 1459, ayant pour titre : L Amant entrant en la forest de Tristesse. L'Auteur anonyme y fait le procès à Jean de Meun et à Matheolus le Bigame , auteur d'une satire contre le mariage.
« Le Chevalier aux Dames, imprimé à Metz en 1516, a été fait aussi contre le même Roman, ainsi que le Champion des Dames, de Martin Franc, dont Lenglet du Fresnoy parle dans sa préface ci après.
« Molinet a voulu faire du Roman de la Rose un ouvrage moral, en considérant la Rose comme restât de sapience qu'appétoit l'Amant,
« L'art de l'imprimerie n'étant pas encore connu, les productions littéraires dévoient nécessairement éprouver beaucoup de difficultés pour se répandre : cependant il parott que le Roman de la Rose a été à l'abri de cet inconvénient. François de Rues, auteur de la seconde branche du Roman de Fauvel (l), après avoir fait le portrait d'Orgueil , renvoie au Roman de la Rose pour celui de Faux- Semblant.
Fau s Semblant se sist près de H (2), * Mais de ceste ne de celi
le talent de l'industrieux écrivain ; plus je Tadmire avec transport et avec feu. »
(1) La première branche de ce Roman, par Regnaut H Hérons, fut terminée en 1 3 i 0. (M éon . )
On peut lire une analyse de ce curieux roman dans les Manuscrits /rançois de la Bibliothèque du Roi, de M. Paulin Paris, tom. I, page 304-325; et dans le Magasin pittoresque, année 1840, page 51 64.
(2) Orgueil.