PROLOGUE
sentiment plus passionné qu'un premier volume de choses d'enfance et de tleur de jeunesse. Cela exciterait, selon moi, un vif intérêt de connaître les commencements de cette môme nature. Les Confidences un peu juvéniles y gagneraient par le reflet. Je ne ferai, au reste, que ce que vous aurez jugé le mieux, et je ne mettrai pas un autre intérêt en travers du vôtre avant que la Fixasse soit bien en cours de feuilletons. Mais je vous répète que je croirais peut-être la publication de Raphaël une bonne préface utile à tous deux Réfléchissez et prononcez... » (2)
Emile de Girardin fut de l'avis de Lamartine, et Raphaël parut en librairie (1849) pendant que la Presse publiait les Confidences (3). Ce roman n'eut pas, à beaucoup près, le succès de celui de Graziella. Il était pourtant aussi passionné qu'il pouvait l'être, mais le public fut choqué de ses invraisemblances. Lamartine s'en rendit compte plus tard. Il écrivait en 18Gi, dans son Cours de littérature, à propos du Lys dans la vallée^ de Balzac :
«... Cela me ressemble, quand, voulant associer l'hypocrisie du monde au délire de la passion,