PROLOGUE
l'ombre, comme celles du docteur Perrier, de Louis de Vignet, d'Aymon de Virieu, qui ont été mêlés de si près à cette merveilleuse histoire d'amour.
Ai-je besoin d'ajouter que j'ai respecté scrupuleusement le texte de Lamartine partout où il aurait été ridicule à moi d'essayer de le remplacer, notamment dans les descriptions. C'est par le style, bien plus que par Taffabulation, que Raphaël vivra, et la prose de Lamartine, comme son vers, est inimitable.
Enfm, je dois déclarer ici que ce livre n'est en somme que la reprise sous la forme romanesque, que le développement de la thèse que j'ai soutenue, il y a quatre ans, pour l'honneur d'Elvire. Et ce n'est peut-être pas mon dernier mot. De même que certains portraitistes se reprennent à plusieurs fois, devant certains modèles, avant d'arriver à la ressemblance parfaite, de même les historiens dignes de ce nom ne sont contents que lorsqu'ils ont la certitude d'avoir atteint la vérité.
Paris, 9 février 1900.