‹ Le Roman de MolièreChapitre 22 sur 88 · I . Il l'épousa le 26 octobre 1G · texte numérisé non relu

I . Il l'épousa le 26 octobre 1G

■z . Subligny, La Muse Dauphine, 1 667, in-i2. p. 174.

madame Dunoyer * , était a une très-aimable personne. »

Pour en finir avec Molière et les autres amours qui furent la distraction de son cœur, il nous faut revenir un peu sur nos pas, et commencer par le chercher dans ses amitiés, qui furent l'un des grands charmes de sa vie.

Lorsqu'en i65o, il était revenu à Paris, il avait retrouvé celles qui lui étaient les plus chères et les plus précieuses, car c'étaient des amitiés de gens d'esprit.

Le fameux diner à la Croix de Lorraine^ où, suivant Chapelle, Molière cédant à la contagion de l'ivresse,

biivoit asse^

Pour vers le soir être en goguette,

doit être, comme nous le prouverons, de ce temps -là.

I. Lettres littéraires et galantes; 1737, in-12, t. III. \\ 3oG.

— 6o — C'est un détail curieux dans sa vie , en ce qu'il explique un des côtés joyeux de son talent, et nous apprend comment cet homme que la délicatesse de sa santé réduisit pendant longtemps au régime du laitage, put toutefois mettre tant de verve dans le rôle de Sganarelle, l'ivrogne fagottier, et surtout dans la chanson qu'il lui fait chanter :

Qu'ils sont doux!

Bouteille via mie,

Qii' ils sont doux!

Tes petits glogloux ;

Mon sort serait bien jaloux

Si vous étie:^ encor remplie.

" Ah! bouteille ma mie,

Pourquoi vous vide:{-vous ?

L'air de cette chanson, qu'on ne chante plus au Théâtre-Français, tel qu'il est noté, bien qu'il soit facile à retrouver \ avait été écrit par Charpentier, le même qui fit la musique du Malade Imaginaire^ lorsque Molière, trompé par Lulli, dans une affaire qui sera racontée en son lieu, dut renoncer à sa collaboration.

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