Diversité:^ curieuses, 1. 1, p
2. En iGSy, d'aiprèsY Extrait du rôle de la taxe des boues de Paris, fol. 41, Ragueneau habitait la maison de la rue Saint-Honoré « faisant le coin de la rue Saint- Thomas du Louvre » maison où la Béjard vint habiter quelques années après. Ragueneau prenait le titre de pâtissier de son Éminence le cardinal de Richelieu, comme on le voit sur l'acte de naissance de sa fille Marie,—celle qui fut femme de La Grange,— à la date du 18 mai i63g, dans les Registres de Saint-Germain- VAuxerrois. En 1641, la tille de Gaston étant venue s'établir aux Tuileries, Ragueneau, en bon voisin, change son titre pour celui de pâtissier de Mademoi-
dont l'histoire pitoyable et plaisante se trouve si bien racontée par d'Assoucy dans ses At^enîiires d'Italie (chap. xii) ^ Elle était laide, et tenait au théâtre les rôles ridicules, mais elle jouait les coquettes à la ville ^.
Quant à La Grange, il jouait les amoureux et s'en acquittait fort bien, avec une remarquable aisance ^ même lorsque l'âge eut amené l'embonpoint. Lorsqu'il mourut, le i" mars 1692, il était encore au théâtre. Il
selle, qui lui est donné sur l'acte de naissance de son fils Jean, le 10 mars 1647. D'après une note du Registre tenu par son gendre, Ragueneau mourut à Lyon, le 18 août 1654, pendant un des séjours de la troupe de Molière, à laquelle il s'était attaché comme moucheur de chandelles. Sa femme, Marie Brunet, avait eu avant son mariage un fils, qui mourut le 29 octobre 1669, aux Célestins d'Avignon où il s'était fait moine sous le nom de Père Arnoult. Ragueneau aimait les auteurs et se targuait de l'être. Beys fit en son nom un sonnet qui se trouve en tête des Poésies d'Adam Billault. (V. notre Histoire des Hôtelleries et Cabarets, t. II, p. 278.} C'est sans doute cette prétention de Ragueneau à la poésie qui le détourna de son métier, ruina sa boutique et finit par le forcer à se faire mauvais acteur, puis valet de comédiens.