‹ Le Roman de MolièreChapitre 42 sur 88 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Lorsqu'on sait cela, et lorsque l'on connaît la position précaire de l'homme qu'elle épousa, simple organiste de paroisse ^, quoique gentilhomme, on n'est pas surpris de la voir, en 1720, consentir à la vente de la maison des Poquelins, sous Iqs Petits-Piliers, et l'on comprend que Titon du Tillet ', après avoir vanté son mérite, la beauté et l'agrément de son esprit, ait pu dire : « Elle ne jouit pas d'une fortune opulente. «

Armande avait fait le désespoir du père et la ruine de sa fille.

1. « Elle épousa, dit Titon du Tillet, M. de Montaland, gentilhomme, qui a été quelque temps organiste de l'église Saint-André-des-Arts. » {Parnasse françois, 1732, in-fol., p. 3i8.)— Auger et Castil-Blaze avaient dit que Montaland était organiste, mais sans nous apprendre d'après quel témoignage.— La fille de Molière avait été longtemps retenue au couvent par sa mère La Fameuse Comédienne, p. 88); elle y connut sans doute Montaland qui venait y donner des leçons, et fatiguée du cloître elle se laissa enlever par lui, bien qu'il fût veuf et beaucoup plus âgé qu'elle. M"'^ de Montaland, suivant Cizeron Rival, n'était pas jolie, mais fort spirituelle et bonne musicienne. (Recréât, littér., lyÔD, in- 12, page 14.) Montaland survécut longtemps à sa femme. Ils n'eurent pas d'enfants.

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