in-fol., art. Racax
— i6i — depuis quelques années dans un âge fort avancé, a dit à un de mes amis '. »
Molière avait-il les Œuvres d'Aristote ? La Rhétorique et la Poétique, je le croirais; mais les autres ouvrages qu'il n'avait besoin de connaître que pour y ajouter le Chapitre des Chapeaux, à quoi bon ? Qu'en eùt-il fait? Les livres de science ne devaient pas être nombreux chez lui, et sauf la Physique de son ami Rohault, dont le volume in-4° parut deux ans avant sa mort, je ne vois pas ceux qu'il aurait pu avoir. Donnons-lui pourtant quelques livres de médecine, pour s'en moquer tout haut, et s'en servir tout bas.
Il ne croyait pas aux médecins , mais il n'était pas aussi incrédule pour leur science. Chapelle son ami l'avait étudiée -,
1 . Quoi qu'en dise cette anecdote d'origine gasconne, je crois que, pour le passage de S gaiiarel le, il s'étaitplus simplement inspiré de ce que dit le bonhomme Adrien dans le Berger extravagant de Sorel, quand il conseille à Lysis, que les romans entêtent, « d'apprendre plutôt par cœur les Qiia trains de Pibrac ou les Tablettes de Mathieu, pour les venir dire quelquefois au bout de la table, quand il y auroit compagnie. » C'est à une indication de M. Sainte-Beuve, en son Tableau de la poésie française au xvie siècle, 1843, in-12, p. 279, que nous devons ce curieux rapprochement.