‹ Le Roman de MolièreChapitre 63 sur 88 · Fables de La Mcthe, liv. I. fable x · texte numérisé non relu

Fables de La Mcthe, liv. I. fable x

Les fauteuils de Molière sont de toutes ses reliquesles plus populaires, sinon les plus vraies. On en connaît deux, Tun à Pézenas, l'autre à la Comédie-Française; l'un qui l'aurait vu jeune et souriant guetter les ridicules et la sottise dans la boutique du barbier Gelly; l'autre qui l'aurait reçu brisé, mourant, et malade trop réel dans le Malade imaginaire, exhalant son dernier rôle dans son dernier soupir. Toute la vie de Molière a passé entre ces deux fauteuils. Aussi nous plairait-il qu'ils fussent authentiques.

A Pézenas, on n'en doute pas pour celui de la boutique de Gelly. (c On croit ici au fauteuil de MoHère, comme à MontpeUier à la robe de Rabelais, » écrivait de Pézenas, le 7 ventôse an VII, M. Poitevin de Saint- Cristol à (c son cher compatriote » Cailhava ^ Depuis lors, la croyance au vieux meuble ne s'est pas affaiblie. L'eût-elle été, d'ailleurs,

Page 1