Supplément à la vie de Molière, p
3. Selon Beffara, ce Robert Poquelin serait, avec Guy et Louis, fils de Jean Poquelin et d'Anne Gaude. Son fils épousa la fille du riche marchand Gandouin, autre parent de Molière, qui le prit, suivant Grimarest, pour type du Bourgeois gentilhomme. Ils eurent un fils , nommé Robert, docteur en Sorbonne, qui entre autres biens possédait un magnifique hôtel, rue de Cléry, qu'il donna, par acte du 8 juin 1 700, à son neveu Louis de Lubert, grand mélomane, qui y fonda la société des Mélophilètes. André Chénier habitait cet hôtel quand
Ce Robert Poquelin logeait en lôBy aux Deux Cygnes, rue Saint-Denis, vers celle d'Aubr^Me-Boucher ^ Il était du corps si considérable et si nombreux de la mercerie. C'est lui qui des premiers demanda la fondation de la compagnie des Indes orientales ', créée au mois d'août 1664, et dans laquelle il eut le roi et Colbert pour co-associés '.
Guy Poquelin, en étendant son négoce, s'était aussi engagé dans les affaires d'outremer. Il put s'y bien trouver de l'aide que Molière fut en état de lui donner, rien ne lui étant impossible près de Colbert et du roi.
il fut arrêté. —Les Poquelin avaient de nombreuses propriétés à Paris et dans la banlieue. Il est notamment de tradition, à Montfermeil, qu'ils possédaient des terres de ce côté et que Molière y venait souvent voir le procureur Prochasson. Le bois Scapin, célèbre dans le pays, lui devrait, dit-on, son nom.
1 . V. à la Biblioth. impér. le mss. 1 584, fonds Saint- Germain.
2. Articles et conditions sur lesquelles les marchands négotiants du royaume supplient très hiimblement le Roy de leur accorder sa déclaration... pour l'establissement d'une Compagnie pour le commerce des Indes orientales. A Bourdeaux, 1664, in-4', p. 1 1.
3. Robert Poquelin fut directeur de cette compagnie, charge importante, dans laquelle son fils, mort en 1693, lui succéda.
« Dès l'année i665, dit Grosley, le crédit de Molière avoit procuré à ce Poquelin un débouché pour son commerce dans la marine, que l'intendant Coibcrt travailloit alors à créer. On l'apprend par l'avis que ce ministre adressa à toutes les villes commerçantes, du parti pris par les Anglois de ne point troubler le commerce des François. Parmi les faits allégués pour les rassurer, on allègue la conduite pacifique d'une escadre angloise, à l'égard « de trois navires François, dans la « cargaison desquels le sieur Poquelin, mar- (c chand à Paris, étoit intéressé '. «
Les bonnes relations de Molière et de Guy Poquelin devaient certainement exister toujours en 1668, lorsque notre riche drapier, exerçant les fonctions consulaires, fut appelé comme tel en arbitrage dans le fameux procès qui venait de s'entamer. Or, cette fois encore, comme vous l'allez voir, l'aide de son parent le poète ne lui fut peut-être pas inutile.
Il ne s'agissait pas seulement d'expertiser et de juger, il fallait aussi préciser par écrit son expertise, formuler en bons termes son