I. Extraitdu Traité de la police, Viv. H', tit. iv
par la bouche de Vitré. » Un peu plus loin, il ajoute encore : (c Ainsi l'avis de Vitré peut être joint aux œuvres du père de la scène françoise, au même titre que la Lettre ou Obserpation sur la comédie de l'Imposteur^ imprimée d'abord en 1667, et ensuite en 1670, où tout décèle la main de Molière, tant dans le principal que dans les accessoires. J'avois en conséquence, dit-il encore, engagé M. Bret à enrichir de ses Observations^ l'édition qu'il vient de donner des Œuvres de Molière. »
Il ne s'en tient pas là; il pense que, dans cette affaire du pain mollet.^ le grand comique intervint peut-être pour la rédaction de quelques autres pièces, notamment pour les Mémoires que présentèrent les boulangers, et qui étaient d'une telle malice, d'une telle virulence, que les cabaretiers, l'adverse partie, en demandèrent vivement la suppression; ce qu'ils n'obtinrent pas.
L'arrêt de 1670 en parle, et c'est d'après la mention qui s'y trouve que Grosley se mit à la recherche de ces Mémoires, mais sans résultat. Nous avons fait comme lui, et sans obtenir^, sans trouver davantage. Toutefois, comme, en ces sortes de choses, il doit toujours
rester un peu d'espoir à quiconque se sent le désir et la patience nécessaires, nous ne désespérons pas. Si, ces Mémoires étant trouvés, nous croyons v découvrir, comme ici, la main de Molière, ne fût-ce que par un mot, un simple trait de plume, nous ne manquerons pas de les faire connaître.