I. Saint-Amant, lui, ne nomme que Johnson
obstacle à la popularité de la littérature anglaise, lors même que notre goût lui eût donné crédit. Les langues italienne et espagnole étaient les seules qu'on se permît , comme langues de luxe, dans le beau monde; les autres étaient dédaigneusement exclues, notamment l'anglaise, bien qu'issue directement de la ^nôtre. C'était une fille que sa mère ne daignait pas reconnaître.
Molière savait l'italien, il pouvait parler en leur langue aux excellents bouffons, qui pour tant de choses furent ses maîtres, et dont il fit toujours si volontiers sa société ' ; il savait aussi le castillan, et quelqu'un m'a dit qu'il existait quelque part des vers espagnols de sa façon. Sa femme n'était pas moins instruite; stylée par des maîtres d'Italie, dans leur manière de chanter - et dans leur langue , elle pouvait au besoin, comme elle fit pour le Parisien de Champmeslé, en 1682, jouer un rôle tout en italien^; mais je répondrais, en revanche, qu'elle ni Molière ne savaient pas le moindre mot anglais.