‹ Le Roman de MolièreChapitre 85 sur 88 · Rather}-, Revue Contemporaine^ i5 août i855, p · texte numérisé non relu

Rather}-, Revue Contemporaine^ i5 août i855, p

2. V. aussi Fr. Hugo, Œuvres complètes de Shakspeare, t. II, p. 332.

- ^47 — chapitre français qui servit de canevas : At^ec quelle ruse Amlcth, qui fut depuis roi de Danemark, vengea la mort de Howendille, occis par Frugon, son frère, et autre occurrences de son histoire.

Nul de nos fabliaux ou contes, de nos légendes ou de nos vieux romans ne semble avoir échappé à Shakspeare. « Elaborés, retravaillés, rimés^ traduits d'une langue dans une autre, ils étaient alors en grande faveur partout 1 ; » il profitait de la mode.

Son œuvre est, pourrait-on dire, saupoudrée des débris de leur esprit, comme d'une poussière de diamant : là, c'est un mot, plus loin une scène, ailleurs toute une histoire.

Le Troilus et Cressida, comme l'a remarqué M. Fr. Hugo, d'après l'excellente introduction de MM. Moland et d'Héricault à leurs Nouvelles francoises du XIV*^ siècle, dérive d'une légende mise en rimes par le Normand Benoist de Saint- Maur^ Shakspeare la prit-il directement au vieux trouvère? C'est peu probable. Je serais plus

Page 1