‹ Le roman de Phlorios et Platzia PhloreChapitre 8 sur 18 · MOTS INVARIABLES · texte numérisé non relu

MOTS INVARIABLES

Adverbes.

$ 87. Adverbes de manière, αντάμα, 1023 LV. απόκρυφα, 1312 V. àvftév, 718 L. διασυντόμου, 1583 L. οίιασυντόμως, 514 LV. ελεεινώς, 81 LV. κάλλια, κάλλιον, 1723 LV. ομάοι, 1283 V. etc. etc.

§ 88. Adverbes de lieu, άλλον, 847 LV. εκεΐσε, 27 F". τγλϊ/τοο, 1142 /,/'. |&e/>É&, 804 Ζ etc.

§ 89. Adverbes de temps, άκόμψ, 250 LV, ακόμη, 1250 A. απόψε, 225 ΑΓ. πάλε, πάλιν, 949 />/'. τγλϊ/τλ:, 189 Χ F. τρώτα, L000 Α/', πρώτον, 1009 Λ/', <πίχνον, 218 Ζ Γ etc.

§ 90. Adverbes de quantité, καθόλου, 547 Z/\ κ&/, 55 LV. ποσώς, 1341 Λ Γ. τίποτες, 553 Α^ etc.

§ 91. Adverbes de négation, /xrç, 402 LV. μήπως, 1314 Ζ V. ου, 260 ΖΓ. eùfê, 774 LV, oùèév 205 Ζ/Λ èév, 854 Ζ Γ.

Prépositions.

k 92. άντ/ί et le gén.: 279 Z. <W et Pacc. : 278 V. — ccwé et

initif: 553, ΖΓ. arl et l'ace. : 49 ΑΓ, 75 V [απε L). — èia

el l« '07 A. — #£«fi et le gén. : 248 LV. — λχ« et le gén. :

sU: 171 LV etc. -- εκ et le gén. : 11 V. — εν et l'ace. :

l;i Α/ Ê ι datif: 321 V, — κατά et \v gén. : 401 LV. κατά

et l'ace.: 268 ΑΓ. - - ^ri et l'ace. : 59 LV. μετά et le gén.:

60 A/'• el l'ace. ; 86 ΑΓ. μα et l'ace. : 254 LV. — προς et

.: 157 A/ . — o-iivetlegén.: 1783 Ζ. — ύτο et le gén. : 326 ΖΓ.

LE aOMÀH DE PHLOBIOS ET PLATZIA PHLOEE 39

^ 93. Dans les verbes composés l'augment en -g se substituant à la voyelle initiale du mot a contribué à une confusion entre certaines prépositions. Entre krro et hrri : επεγα,ιρέτισεν, :2VÎ L et άποχχιρέτισεν {V). ειτεσώΐτησαα/, 304 L et άτεσώσ&σιν (Γ). Entre avec et 5V: ενεγράφησαν, 145 Ζ et άνο&ρέφοωτα;/ (V). εν&ρε^/χ, 41 G Ζ et χνα&ρεψα il'). Entre όττό et εττί : υπήκοος (forme correcte à ce passage), 223 V et επηκοος (Ζ). F se méfiant de la forme επ(ί), écrit ντετεσεν, 255, pour επεπεσεν (Ζ), υτεσέβησαν, 53, pour επεσέβησοίν, υτεύχεται, 1091/5», pour εττεόνΕΤΛί. On lit côte à côte ετεσω^ψ, 88 Ζ, άττεσα&φ (V), ετεσωσεν, 960 Ζ, ύττεσωσεν (V). Cette confusion a frayé le chemin a des alternances encore plus bizarres, les scribes ne sachant plus à quoi s'en tenir sur les pn positions dans les mots composés ; de là επιτατγος, /5S A, pour ντοτ&γός {V), ττοίρ^ιοίβάσα.^ 319 Ζ, pour τερώκχ,βάα-χι (Γ). La tonne étrange άττΰ7ΓΛΤίΓ, 671 Ζ F (voir notre observation à ce vers) est due à l;i même confusion ; de même υτέλαβεν, 1397 Ζ, pour κατέλχβεν (cf. /' .

§ 94. La préposition <7w/ donne à certains verbes intransitifs une valeur transitive: συνοατο^ανε τψ, 51/ LV. %ccpccv eyji; συ(ν)ζν\σα.ι, 483 LV. συμπάσγισε τψ, 517 Ζ (συ/Ατά&ησε τψ V), συμ,πονησε τψ 9•λ/ψ<ν της, 515 /,/ . σνμπονει κοά πάσχει (])0iir συμπάσχει) τον, 524 ΖΓ.

Conjonctions.

§ 95. Conjonctions de coordination: λΛΛλ, 620 Λ/", άμ,μ,ε, 660 Λ. «μμι*, 1677 Ζ;. b>as-, 1442 Α. τλ^, 237 Λ/', ^/, L371 L. ουαε, 239 Λ/'.

§ 96. Conjonctions de subordination: αν, εάν, 208 Α/. 260 £ etc. άφουτις, 1475 Α. άττ^ν, 1499 Α. t^o-n, 712 A/', c-;. νϊ /. /'. &τ«, L26 LV ως, 4 1 Α/', ώτά, 261 A etc.

Z<?s //o/z/.y propres.

§ 97. Dans les deux manuscrits le nom du héros est toujours Φλωριος; dans le cantare c'est toujours Fiorio.

§ 98. ΥΙλάτζιχ Φλώρε, nom. et ace (tantôt avec, tantôl Bans finale); au génitif: ΥΙλάτζιχ Φ/,. I est la déclinaison suivie par L-. 149, 181, 189, 203, 238, 240, 263, 266, 349, 368, 411, 491, 509. 519, 5;:.. 689, 748, Tî L, 782, 908, 956, l"H. 1003, 1007, L082, L104, L240, 1482, L489, L719, 1768, (nom. on acc.); 172, 5oo. cl-. 785, 860, - L208, I

! 1 03, 1 loi. 1512. L607, Kilo. I ;oo gén. Dana deux pas (335, ] ')o I on lit y) Πλάντζια Φλώρί , une foia L584 rij^ ΪΙλάντζίΛ

|() ΒΟΜΑ» DE PHLORIOS El ΓΙΑΐΖΙΛ l'IlLOKE.

Φλώρε. Dans les deux manuscrits le nom est toujours écrit en deux dont le prenne] est indéclinable. La forme Γί/.άντζια, est un souvenir du nom italien.

Dans la première partie du poème, V aussi a au nomin. et à l'ace. ΪΙλάτζια Φλώρε (149, 181, 189, 203, 23B, 2 40, 363, 335, 376#, 411, 491, 575), mais le génitif en -« lui est inconnu: il a d'ordinaire ΧΙλατζια Φλώρης (titre, 349, 368, 500, 549, 618; 1208, 1220, 1580c, 16280), quelquefois Πλάτζίχ Φλύιρας (1401, 1607, 1766) et une fois rijg ΥΙλάτζια Φλώρα (17 l'Sb). Dans la seconde et plus grande partie du poème la forme du nom. et de l'ace, est pour V Πλάτζια Φλώρφ) (748, ni. 782, 8043, 1261ύ?, L407, 1586a) ou bien Πλάτζια Φλώρφ) (877, 908, 950, 98$£, 1003, 1007, 1082, 1104, 1240, 1512, 1584, 15Mm, 15Mi//, Kilo. 1621, 1052. Ι 705a, 1719).

Le caniare a Biandfiore; quelques manuscrits ou éditions ont à des passages isolés Bianciapore (st. 14), Bianc&cflore (st. 62), Bmndfiore (st. 91, 124, 126).

§ 99. Φίλίτττος, toujours même forme; dans le caniare Felice et Jfe/tcte (st. 136, 137, 138).

§ 100. Μαχουμέτης^ 1144 Z7~; Ήία,γουμέτψ^ 245 /,/'. 745 />/'; en italien Malcometto ou MalcAomeito (st. 22) et Macçmietto (st. 91).

§ 101. Ύοτατζία, 113 7~; Τονττλάτζια., 113 Ζ. La forme de A n'est qu'une erreur du scribe, qui pensait à ΥΙ/Λτζια. Φ.; l'accent le prouve. Le caniare a les formes Tqpacia, J/bacia , Tropatia (st. 9).

§ 10:2. Λχβιϊ (écrit, par une abréviation bien connue, Δαί), 12 79 Λ: aâêév, 12 79 /". Dans le couture l'aubergiste s'appelle Dario, nom répondant au français DaîVe (st. 98). Nous expliquons ci-dessous voir notre observation au vers 1279) pourquoi le remauit'iir grec a changé ce nom. La. forme Aocèév de V provient d'un scribe qui ne comprenait pas l'abréviation Axb.

% 103. ΜτελΗτάντα, 1255 L. ΥΙελέσ&ντος, 1302 Ζ (accentuation fausse; mol corrige (buis le texte); ΪΙελέσ-χντους, note marginale du scribe de A, venant après 1318; ϊίελεσχ&τα, 1255 V. L'italien π les formes Biligiante, Bellizante, Balizante, Belizanie, Belirante (st. 96), Bel/a Santa, Bella Sancte, Bi/imuti, BelUzànte, Belizanie, te, Balizante (st. 100). Ici encore le texte de L se rapproche de celui du cantate; il est inutile de rechercher l'étymologie «le la forme, bizarre Πε^α-κότα de V. La tradition flottante du n«>m italien montre à l'évidence qu'il y a peu à tirer des noms qui ne ee rencontrent qu'uue ou deux fois. Le poème français ne donne pas de nom à. ce personnage: aux passages correspondants ' question d'un ..o>!e". d'un J-ourgeois". d'un „pontonier".

Ι. Κ ROMAiJ DE PHLORIOS 1•:ΐ PLATZIA PHLO -Il

§ 104. Καλλιοτέρ&ϊ 114 LV '■ c'est la traduction du nom italien Melliore (st. 9), qui dans quelques manuscrits du cantare est dén> guré en Managia et Manire.

§ 105. Kcp/r^, 1588 A, 1600 A. 1651 Z, 1057 A. Le nom est dû à une parétymologie de l'italien Gloritia (st. 12.2, avec les variantes Grorieiâ, Gloria, Coioriso, Cluolo viso), qui à son tour veut rendre le nom Chris des deux versions francs

Aux vers 15sb et 1000 V a Μπεχήλ; nous avons vu ci-dessus (p. 22) que M. Teza croit que ce nom est d'origine germanique. Nous y voyons plutôt une erreur inexplicable d'un copiste, et cela d'autant plus volontiers qu' aux vers 105 1 et 1658 le manuscrit /" porte κοριτζιν.

v> 100. XiyvTTov 1251 LV, 1253 LV; Άλεξάν^ρειαν 1276 LV. Βαβνλώνος^ 127 7 V, 1742α /'; τψ Βαβυλώνα 1498δ V. Α 127*3 a la forme populaire ΒχβίλχΜζς, qui st• rapproche de la forme italienne Babellonia (st. 98 .

§ 107. h Υχλίτζές (ou Γάλίτζαις), \ï /'. 43 V. Le pluriel m'est inexplicable.

§ 108. άα/,υ-άτζίόί, 110 /, (Δαλματία Γ . /'. comme d'ordinaire, s'éloigne plus de l'italien.

• § 100. Maïov, 120 Ll' ■ roi Mxiov, 154; /": β Μας, 154*3 Α.

§ 110. Μοντόριον, 225 ΑΓ. 304 A/". 3$4 A/". 286 /'. lïl A: Moj/rop^, 286 A; yiovrcvfi, l/l /.

Xe Αλ/Α- ûfe Γ édition présente.

Plus on étudie les écrits en grec populaire du moyen âge, plus on se persuade que les graves défauts des textes sont plutôt l'œuvre des copistes que des auteurs. Les scribes - en même temps des remanieurs de textes — sont principalement responsables du mauvais renom de La langue médiévale. Les contresens, les formes monstrueuses, les mots de remplissage tels qu ί/, γοΰν) aug-

mentent ;i mesure que la tradition s'éloigne du manuscrit original. On avait bien peu de respect pour un texte écrit dans la langue de tout le monde; on t'écourtail quelquefois, le plus souvent on l'élargissait. ('<■> développements, d'ordinaire reconnaissables a des vers de soudure, sont surtout riches en tantes contre la grammaire et le bon sens

ROMAN DE PHLORIOS ET PLATZIA PHLORE.

Ces considérations pourraient amener un éditeur à corriger les imperfections du texte toutes les fois que la saine raison l'exige. Seulement si la corruption de nos textes est un fait accpiis, il n'est pas moins sûr qu'on réussit rarement à restituer les mots originaux *). Un savant grec comme. Maurophrydes, qui connaissait de naissance le génie de la langue, a souvent proposé des mots ou des changements de phrase qui conviennent au vers, mais peu nombreux sont les cas où ses corrections, acceptables en soi, sont confirmées parle manuscrit de Londres. Le partie négative du travail à faire paraît moins hasardeuse: nous avons constaté que la plupart des passages suspectés par Kostlin ne se trouvent pas dans le manuscrit,

Averti par le médiocre succès du plus compétent de nos devanciers, Maurophrydes, nous avons rarement risqué des conjectures; celles qui demandent une explication ont été discutées dans nos observations. En revanche nous avons signalé, dans ces mêmes observations, les passages obscurs du texte, ne fût-ce que par un seul mot. On verra qu'ils sont nombreux, malgré le secours offert par L. Nous ne nous sommes écarté de L que dans les cas où / seul offre un texte intelligible.

Pour ne pas surcharger l'apparat critique, nous n'avons pas mentionné an bas des pages les fautes d'itacisme, les accents omis etc.' Ces minuties sont plus que superflues, elles découragent le lecteur de consulter les variantes. Nous avons donc tacitement rétabli l'orthographe, l'accentuation et la ponctuation usuelles.

Voici quelques particularités du scribe de L qui valent la peine d'être signalées: le groupe τζ correspond à dz et à ts\ nous l'avons gardé dans les noms propres; le scribe ne marque pas la synizèse de ι, il va jusqu'à écrire γιόμα, etc. ; ε\ς est toujours écrit en toutes lettres, même lorsqu'un mot à consonne finale précède et que le rhythme prouve qu'on ne prononçait qu'un simple s; d'ordinaire &/, //f, σ-f, τον n'ont pas d'accent.

terne ' çères telles que revu pour μένα, 5έλων pour &<='/«, όίυρμοί pour οϋαλμοί a vers 97 d'après le vers 82 etc. etc. Elles forment la

rande partie des - miees ea caractères espacés au tableau que nous avons

suiv.

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