LE ROMAN DB RENARD
Ovyant cela, Ysengtin épouvamé adressa jervente prière à Dieu. HN aurait voula être ailleurs, mais les portes étaient fermées. Noble le regarda et hui dit : |
— Mon doux ami, vous pouvez m'être utile, vous pouvez me guérir |
— Oh ! dit Renard, il peut bien vous prêter sa peau, elle aura tôt repoussé — voilà le printemps == il n'aura pas froid à sa chair nue.
— Sire! dit Ysengrin, ne faites pas cela! Par Dieu, ne faites pas cela !
Le Roi, à ces mots, eritra en grande colère et s’éctia :
— Par mon chef! sire Loup, vous ne m'aimez guère ! Qu'on le saisisse et qu’on fui ôte cette peau pour laquelle il fait tant de difficultés !
On le saisit de tous côtés, par les pieds, par les bras, on l’écorcha ; et le malheureux senfuit, sans peau.
Renard dit ensuite : |
— Sire, j'ai vu dans votre urine comment 1} fallait préparer notre rernède. Ïl nous faut maintenant de la corne de cerf avec le maître nerf. Vous aurez besoin aussi d’une bonne courroie de cuir de cerf. Quand vous l’aurez autour des reins, il n'y aura fièvre ni goutte qui puisse vous faire souffrir.
- Cela pourrait bien être, dit le Roi.
Le cerf, épouvanté, fut renversé; on lui coupa une large bande de peau, on lui brisa les deux cornes et on le chässa de la salle.
+ À toi Tybert ! dit Renard, tu me laisseras aussi du tien ! On t'enlèvera ta peau pour que Messire Noble y pose ses pieds.
Tybert commence à gronder — mäis il n’y avait pas à discuter. Il vit un trou dans le hâut de k potte, atteignit d’un bond et s'enfuit, sans demander au Roi son congé.
— Maudit soit qui t’engendra, dit Rendrd, te voi parti ! mais si je te rattrape jainais !
Renard regarda tout autouüt de lui. Les barons étaient tristes et silencieux. Chacun avait peur pour soi-même. H appela
-Ronneau.
— Fils dé ribaude ! Lépreux ! allume vite ici du feu, prends la peau du loup, lave-la, essuye-la, sèche-la. Grimbert, metstoi ici, à genoux, toi aussi Belin : Maintenant qu'on apporte le Roi!
On apporta le Roi, |
— Sire, dit le Renard, je vous ns mais je vous ferai un peb souffrir. RL | .
— Que Dieu m'assiste | dit le Roi.
Renard le fit coucher et lui introduisit dans le nez une pincée d’une certaihe herbe, L’herbe était si forte que Noble se mit aussitôt À enfler et à s’âgiter, Il enflait de plus en plus, il souffrait beaucoup, il éternuait, il suait abondamment, 1ïl enflait toujours.
— Je vais éclater ! dit-il.
— Non, dit Renard, n’ayez pas peur, vous êtes guéri |
En effet le Roi éternua violemment, sans arrêt et peu à peu se dégonfla.
Renard alors le fit étendre près du feu, enveloppé dans la peau du loup et lui donna une autre herbe à avaler. À peine
le Roi l’eut-il mise sur le bout de sa langue, qu’il ne sentit plus aucun mal nulle part. Il se leva guéri.
— Renard, s'écria-t-il joyeusement, je suis guéri. Je te dis cinq cents mercis | Qui voudra te nuire maintenant aura affaire à moi. Tu seras mon conseiller, mon ami. Je suis guéri ! Je ne sens plus aucun mal ! Je te donnerai tout ce que tu désireras.
Renard répondit :
— Grâces soient rendues à Dieu qui s’est servi de moi pour vous guérir |! Maintenant, Sire, avec votre permission, je voudrais aller voir ma femme et mes enfants que je n’ai pas vus depuis trois mois. Mais Ysengrin et Brichemer me haïssent — je ne leur ai cependant rien fait qui ne fût pour vous être utile — ils ont peut-être assemblé déjà leurs amis, et s’ils me prennent ils me tueront. Je demande à Votre Majesté de me donner une escorte pour rentrer chez moi.
— Volontiers, dit le Roi.
Le Roi fit monter à cheval cent chevaliers bien armés, bien vêtus de fer, qui accompagnèrent Renard jusqu’à Malpertuis et s'en revinrent.
À quelque temps de là, les païens, sous la conduite de Chameau, envahirent traîtreusement les Etats de Noble. La nouvelle n’en parvint au Roi que lorsqu'ils avaient déjà pris deux de ses châteaux les plus forts.
Le Roi assembla ses barons et leur dit :
— Seigneurs, je vous ai mandés parce que j'ai besoin de votre aide. Les païens sont entrés sur mes terres et ont pris déjà deux de mes châteaux. Sous le commandement de Chameau, ils ont réuni une immense armée de Scorpions, d'Oliphants, de Tigres, d’'Eléphants, de Buffles, de Dromadaires, de Guivres, de Serpents, de Lézards et de Couleuvres. Mais nous, Chrétiens, sommes nombreux aussi et vaillants — je ne crois pas que tous ces mécréants puissent tenir devant nous.
— Sire, dit Belin le mouton, avec votre permission, vos barons vont tenir conseil.
Renard que le Roi, par grande faveur, avait fait asseoir à côté de lui, se leva et dit :
— Sire Belin, il n’est pas besoin de conseil, il n’y a qu’à réunir l’armée et à partir au plus tôt.
— Renard 2 raison, dit le Roi, mais avant que nous partions, il faut remplacer Tardif le gonfalonnier, que l’on a
trouvé mort, assassiné dans la forêt. — Or c'était Renard qui l'avait assassiné, mais personne n'en savait rien. — Que Dieu confonde et damne ses meurtriers ! Et puisqu on ne peut ressusciter les morts, fl faut.choïsir un autre gonfalonnier. Qui choisirons-nous ?
À ce moment entrèrent les trois fils de Renard, menant grand deuil, Hs saluèreat très courtoisement le Roi, puis restècent immobiles devant lui, et aîné Percehmie dit:
— ire, il nous est advenu malheur, et avec votre permission je le dirai à notre père.
— Dites, fit le Roi.
— Notre mère est morte.
— Morte ! fit Renard.
— Oui, sire ! d’une fièvre qui fa emportée hier.
— Dien ait son âme! dit le Roi.
Il les embrassa et les fit asseoir tous trois, près de lui, à côté. de leur père. Renard sentait son cœur se fendse de la grande douleur qu’il avait.
— Ah ! gémit-il, Hermeline ! que deviendrai-je situ es morte ? |
— Dieu ait son âme ! répéta le Roi.
Et puis il ajouta:
— Renard, j'ai grand chagrin de L mort d'Hermeline, mais ælle est.en Paradis, et nous, nous-devons nous défendre contre les païens qui nousattaquent. Seigneurs! qui choisironsnnous comme gonfalonnier ?
r Sie, dit rimbert, Le meilleur que je voie à choisir
parmi nous, c’est Renard. Il.est hardi et courageux, il a beaucoup de parents et de vassaux.
—— C'est vrai, dit Le Roi. Qu'il soit donc gonfalonnier 1
Renard baisa les pieds du Roi-et dit :
— Sire, mes enfants sont grands et forts, je vos demande de les armer chevaliers dès demain, afin. qu'äls puissent vous servir en cette guerre.
: Jede veux bien, dit ke Roi, demain {ls seront chevaliers.
Ils quittèrent la cour et firent la veitlée d'armes dans Féglise. Le lendemain de Roi leur donna l'aocolade æt, de sa propre main, leur ceignit l’épée.
Quand ils furent chevaliers, Le Roi appela Renard.
— Renard, lui dit-il, nous allons partir contre les péiens, mais je vous prie de rester ici avec Rovel et Malebranche vos deux plus jeunes fils, pour garder ma terre. Percehaie, votre fils aîné, viendra avec moi et portera le gonfanon de soie blanche. Je laisserai ici plusieurs barons qui vous jureront fidélité. "Vous garderez la Reine — je la confie à Dieu et à vous. Venez Tybert ! Venez Grimbert d avec tous vos hommes, vous resterez iai avec Renard, jurez-lui fidélité.
Ils jurèrent sur la croix de Bernard l’Archiprétre.
Le Roi frt boncler ses malles, charger d'or plusieurs charsettes, plier les tentes, .et mn beau matin, à l'aube, l'armée se mit en route. C'était ne :belle:armée de plus de cent mille hommes. Ils chevauchaient à travers la campagne. Rercehaie portait l’étendard qui ondulkait dans le vent, il-avaitie cœur triste d'avoir quité.son:père Renard. |
Cependant Remard était resté :avec la Reine qui laim
depuis longtemps d'amour extrême. Tendrement elle le baisait, le rebaisait. Il se laissait faire, il était aise de recevoir tant de baisers. Et tandis que le Roi s’en allait avec les siens, sous le vent, sous le gel, sous la pluie, eux menaient joyeuse vie et s’aimaient.
L'armée, après une rude chevauchée, arriva près des païens qui assiégeaient un château. Le roi ordonna de prendre les dispositions de combat, et l’on rangea l’armée en dix batailles :
Percehaie portait le gonfanon qui flottait au vent. Couard le lièvre commandait la première bataille. Belin le mouton commandait la seconde. Tiercelin le corbeau la troisième. Brun l’ours la quatrième. Chantecler la cinquième. Epinart le hérisson la sixième. Beaucent le sanglier la septième. Ronneau le mâtin la huitième. Frobert le grillon la neuvième. Et le Roi la dixième.
Monseigneur Bernard l’Archiprètre avait fait confesser tout le monde. Devant le front de l’armée il s’écria :
— Seigneurs ! Soyez sans crainte ! Ces maudits païens ne pourront pas vous résister. Chevauchez hardiment ! et avant qu'ils aient eu le temps de s'armer, nous les aurons taillés en pièces et massacrés.
— Par Dieu ! dit le Roi, voilà qui est parler ! Vous êtes un bon Archiprêtre, Bernard ! Si Dieu me donne de sortir sauf de cette aventure, je vous nommerai évêque.
— Sire, dit Bernard, je vous remercie.
Et l'armée se mit en mouvement.
Couard le premier tomba sur les ennemis qui ne s’y attendaient pas. Beaucoup n'eurent pas le temps de s'armer et
furent pris. Mais les autres crièrent : « Aux armes! » s’armèrent rapidement, et Couard était en mauvaise posture quand Tiercelin arriva.
Il y eut une terrible mêlée. Tiercelin coupa la tête à un Scorpion. Chameau furieux courut sus à Tiercelin et le renversa d’un coup de lance. Belin, renversant deux Sarrazins, vint à la rescousse. Il fit encore sauter la cervelle d’un autre, et de trois autres encore, mais il allait succomber sous le nombre quand Brun, à toute bride, se précipita, à la tête de cent barons qui tuaient, frappaient, massacraient à qui mieux mieux. :
Tout à coup l’on vit déboucher d’un vallon plus de dix mille . Scorpions —— de l’autre côté s’avançait Chantecler avec ses barons. Et ce furent grands cris, grandes huées, grande mêlée, où beaucoup furent renversés, abattus, navrés ou tués. Chantecler fit belles prouesses, et c'était merveille de voir, dans corps si petit, tant de hardiesse, tant de vivacité et de promptitude. C'était bien le meilleur homme de l’armée! Furieusement il se lança dans la mêlée et attaqua le Buffle qui avait tué déjà plus de sept chrétiens. Le Buffle le reçut rudement, d’un coup transperça son écu, maïs n’entama pas le haubert. Chantecler lui enfonça sa lame dans le corps ; la pointe sortit de l’autre côté, et le Buffle tomba mort. Voyant tomber le Buffle, plus de cinq cents païens se ruèrent sur Chantecler. Il tira son épée, mais il eut beau faire grand massacre autour de lui, enfin il fut tué. Epinart, Beaucent et Ronneau arrivèrent trop tard pour le secourir.
Epinart, au plus fort de la mêlée, attaqua le Dromadaire. Il
304 LE ROMAN DE RENARD jui coupa ia tête" d'un coup d’ épée et puis tua encore beaucoup de pafens.'Mais accablé'sous'lé nombre, if’ périt à sontour. Les païens avaient l'avantage, les chrétiens ablaïent à être déconfits quand arriva Frobert : avec ses grillons qui tuèrent en quelques i instants plus de’vingt mille e ennemis. Et voilà qu'avança le bataillon du Roi: conduit par Percebi Chao ét | rs Ho DONNER ONE — “Seigneurs !” nous ne pouvons ‘plus tenir | Sauve qui péut ! OR PME RU ch strre Do titi” sftprtte ete Métro ‘Les’ patens tournérent ‘le ‘dos,’ ‘et Lerrés de” prés par'les nôtres arrivèrent au bord de la, mer où ils trouvèrent leurs | navires. I sautérent dedans et mirent à la voile. ‘Chaméau ne put atriver “jusque-h ; Frobert l’attéignit, le prit et Jer famena au Roi. oo DONS UT — Sire, dit-il, les ennernis ‘sont ‘vaincus, ‘je Vous amène leur chef Chamieau se jeta aux pieds du Roi etdit: — Sire, je vous demandé grâce, } je, suis votre prisonnier, vous ferez de moi "selon votre bon plaisir, (pardonnéz-moi pour cette CS NS = Non, dit le Roi, tu seras mis à mort, bréé et torturé ominé ün fraltre EE LC Li NE ” Et’ se retournant ‘Vers les barons: " "°""" . — Comment punirai-je c ce félon ?
— Moi, dit Frobert, je le ferais écorchér vif. "Les autres ‘barons furent du même avis. On ec X'térre et on l’écorcha; en commençant par la queué.""" PRE Le Roi ee très content d'avoir v vaincu ses ‘ennemis, mais il
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‘pe dant ce temps, Kenärd faisait (des : signes. res ki résôlut, dés « que Noble fut P ai, CE se faire homme Koi à sa place.
TT EN EN PAL ENT ENTE ne Il écrivit une lettre, appela & un ‘serviteur et ti dit’: "ti
"AMI, re-mot que tu ne parlera } jamais ‘dé ce que, je dt ' L vais lordonner. : oi
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Le serviteur jura d'obéir et de né js rien | diré. — Ami, ajouta | Renard, demaïn ‘tu iras froiver les barons A a C'ot , el: ft “ete à | our, tu leur diras < que le Roi a gté ue et''sous leurs rt j vor far! 5 Yeux, tu me ldonneras cette lettre. "” : ne DES ie | hot fostttti Sb .:
— ire, je ferai selon votre plaisir. CE à "LÉ en demain, avant lé jour, lé serviteur sortit du hätéas
te bi A et fit longtemps galoper son cheval, à toute bride à à LAVE A cttesthf ANTIE campagne, jusqu'à ce qu'il fût couvért de sugur: ee il RON TENTE NN dia € iiotret révint, en lu enfonçant ses "épérons’ dans % ventre. entra
dans la Cour du palais, descendit'de" chéval € et pénétra’ dans a salle où les ‘Barons ‘étaient ne nil salue abord Renard,
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al e eine F le Roi : a “été 0 ne ‘dans la” bataille, et es d'ifipiéss épopée it pue “intri Qt ie tu ee croit Ÿ. féi rit
barons vous envoient cette Jetire.
Fe a Δ; Srétet di riiti (NAME *2'Ocas | dit RAS l'tais-toi l' dd traitre Ÿ A Dieu
Koj. a iles otrig ne plaise que nous 0e perdu notre noble O.
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si î Étil lufcassa la tête d'un. coup de bâton si ‘bien spliqué
que la cervelle s’épandit. Ainsi le serviteur ne pouvait plus dévoiler la traîtrise de Renard.
Renard donna la lettre à Tybert et lui commanda de la lire. Tybert hérissa sa moustache, lut la lettre d'un bout à l'autre et dit :
— Le Roi est mort ! Avant de mourir il a ordonné que Dame Fière notre Reine épousit Renard, et que Renard fût Seigneur et Roi de tous ses Etats.
La Reine répondit simplement :
— Je n’ai qu'à obéir. Le royaume est à moi. Mais je ne sais si Renard acceptera.
— Dame, dit Renard, je ferai ce que vous ordonnerez.
— C'est bien ! dit la Reine.
Les barons étaient tristes et joyeux. Tristes d'avoir perdu leur si bon roi Noble. Joyeux d’avoir Renard pour Seigneur. Et la joie l’emportant, il y eut, dès ce soir-là, grande liesse au palais, et chants, et danses, et musiques. Personne ne dormit jusqu’au matin.
Le lendemain Renard épousa la Reine et les barons lui jurèrent fidélité. Il avait très grand air, il avait vraiment l'air d’un Roi sous sa belle couronne d’or !
Et puis il y eut de grandes réjouissances : danses, jeux et festins où chacun put manger et boire tant qu'il lui plut.
Le jour suivant, Renard fit ouvrir le Trésor, distribua largement à tous l'or et l’argent, mais en fit porter la plus grande part à Malpertuis où il entassa aussi beaucoup d'armes, et des vivres pour sept ans. |
La Reine l’aimait et le chérissait, il était son ie
Seigneur. Et il faut bien dire qu’elle l’aimait beaucoup plus qu'elle n'avait jamais aimé le Roi.
Cependant le Roi revenait à grandes chevauchées, rapportant les cadavres de Chantecler et d’Epinart. Il envoya l’Ecureuil pour annoncer son retour. L’Ecureuil arrivé devant le château, trouva le pont levé. Renard, du haut des murs, le vit venir.
— Ami, lui cria-t-il, d'où venez-vous ? et que voulezvous ?
— Je viens de l’armée du Roi. Il a vaincu tous ses ennemis, mais il est très affligé de la mort d’Epinart et de Chantecler dont il ramène les cadavres.
Renard répondit :
— Il peut venir quand il voudra, mais il n’entrera pas ici. Allez lui dire que le Roi, c’est moi maintenant !
— Voyons Renard ! dit l’Ecureuil, parlez-vous sérieusement ? ou plaisantez-vous ?
— De sa vie, dit Renard, il ne remettra les pieds ici.
L’Ecureuil, sans vouloir en entendre davantage, retourna vers le Roï qui n’était plus très loin, et lui raconta ce qui venait de se passer. Le Roi noircit de fureur et dit à ses barons :
— Seigneurs ! vous avez entendu ! Renard m’a trahi ! I] m'a volé mon royaume ! Et il se fait appeler Roi !
— Sire, dit l’'Ours, il faut l’attaquer dès demain, dresser les machines et donner l'assaut. Quand qu'il sera pris nous le pendrons.
— C'est cela, dit le Roi, marchons !
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montèrent les tentes et puis dressèrent les machines : pierrières, , mangonaux, châbles et trébuchets. ,,,., — Par tous Îes diables ! dit Renard, pensent-ils donc me
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prendre ici> Je Soir pour : me défendre.
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Avec ses deux fils et son cousin Grimoert, ilse mit à la tête
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de l'armée, fit baisser le pont et sortit. Percehaie, dès qu’ al les
vit, s e,joignit à eux avec tous les siens. a Le Roi fut surpris avant d’avoir eu le temps de s'armer, il prit son écu, son épée et appela à l'aide. Brun, Bu ruyant, Ber-
autthe = 12 AT OT #4 1 D OUI DS Ce HUE D '-sfe CE +8
nard et Beaucent accoururent.
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Brun fut arrêté par Percehaie. ‘Bernard l'Archiprétre vola à
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son secours. Mais Rovel et Malebrinche vinrent à la rescousse
et firent Brun prisornier. Renard, de son, côté. , combattait
rudement Bruyant qui bientôt se rendit à à lui. | Et is rentrèrent
RENE ES et DEEE
dans le château a: avec leurs prisonniers. nn ‘La Reine vint au-devant d'eux et Renard Jui dit : a — Dame de mon cœur, NOUS VOUS amenons Brun Jours et Bruyant le taureau. } Nous ne les. mettrons pas. à ançon, nous
uit etant ss 115 ?
les garderons, pour 1 les échanger, au besoin, Sontre, un des nôtres qui serait pris.
os At esicess Dre ,. ne *, 10 1h10 Ce fut encore grande liesse dans le . et tous s'étonnaient ue Noble ne fût pas parti après avoir fait telle perte.
4 El DONS ENSE
Le lendemain, “Renard, en prenant cong é de Ja Reine, Jui
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CRT nn Le OU CRLLE CELLES PRET LES CE PRROE ETES tit æ. puis guse
= JEespse 4 e Noble, ce soir, sera notre prisonnier.
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ieu lé UT ! répondit la Reine.
+ Last 11,
ÉCLRLEER
Tendrement il l'embrassa. Puis il fit ouvrir la porte, baisser
SUD DUO On euh HS ot Ju 5 } dust ol 3 08
le pont, et, à la tête des siens, chargea l’armée du Roi.