XVII. XVIIl
1020 une interpolation d'une certaine étendue, qui ne manque pas d'intérêt, puisqu'elle s'étend sur la proceseion des animaux qui portent le corpa de Renart.
Les mas. CH ne diffèrent guère de l'imprimé.
Les branches XVIII — XXII sont conBerïéea par les msa. BCLM. Les trois premières se rattachent l'une à l'autre; elles sont très-courtes et portent le même caractère simple et enjoué: elles sont évidemment du même auteur, qui loue à bon droit son ouvrage à la fin de la troisième. Le msc. 'L est le seul qui les donne dans l'ordre original, mais son texte s'éloigne beaucoup des autres manuscrits. Malgré ses fautes nombreuses, L présente quelques legons qu'on préférera peutêtre à celles de mon texte.
Le sujet de la branche XVIII est très répandu et l'on n'hésitera pas à ajouter foi à l'auteur qui avoue au v, 103 avoir puisé dans l'escripture. Eu effet, un poëme latin, qui est assurément l'original de cette branche, nous est conservé dans un manuscrit du XI*"* siècle et a été publié dans les Lateinische Gedichte des X. und XI. Jahrhunderts herausg. von J. Grimm und A. Schmeller (1838) p. 340 ss. et par Scherer dans les Denkmaier deutscher Poésie und Prosa, I' éd. (1864), no. 25; dans la seconde édition de cet ouvrage (1873) il a été supprimé, le poëme latin étant selon toute probabilité l'oeuvre d'un conteur français. Depuis, les leçons d'un autre manuscrit ont été publiées dans la ^ei^sc/i./. t^ëirfschea Atterthum 15, 412. Scherer a indiqué les sources de la tradition populaire qui traite le mémo sujet: il est bien connu, même à nos enfants, seulement ce n'est plus un prêtre, mais un musicien qui tombe dans la fosse du loup. Le fonds du conte est tiré de la fable du renard et du houe, dont il a été question à l'occasion de la branche IV.
Le poète se plaît à citer des proverbes: celui dos vv, 3/4 se retrouve dans les Proverbes du vilain: v. Le Livre des proverbes fran^is p, p. Le Koux de Lincy 2, 459. Les w. 21/2 se rapportent à une fable du loup qui rend pair le
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92 § 2. LES BRAHCHB8.
nombre impiiîr des brebis et inversement, fable sur laquelle on trouve dea indications dans VYsengrimus éd. Voigt LXXIIl. Au lieu dea w. 121/2, qui offrent une rime fausse, il faut lire avec L: Desus son dos (col L) resailli hors [Li prestres chaï (sailli L) demi morzj. En mettant ce dernier vers entre parenthèse, on pourra rapporter les vers suivants à Ysengrin, qui n'y est pas expressément nommé.
La branche XIX se rattache à ta précédente; mais le V. 2, où il est dit que l'affaire du loup et de la jument se passa vers le soir, ne s'accorde pas avec le reste de la branche qui doit suivre immédiatement l'aventure du prêtre Martin, laquelle a duré jusqu'au matin. La fable se retrouve bien souvent: v. T FseMjrn'mMS éd. "Voigt p. LXXIIL Notre branche se rapproche le plus du simple récit de la fable ésopique, telle qu'on la lit dans le Eomulus III 2. Les rimes incorrectes des vv, 71/2. 75/6 sont modifiées dana X, maia cette fois a personne ne préférera la leçon de ce manuscrit. Au v. 43 j'aurais dû écrire novau 'champ en friche' cp. le latin navale. Le V. 42 donne deux syllabes au mot rien: il faudra lire ou James rien ou bien averoiz, forme picarde, du msc. M.
On rencontre le sujet de la branche XX, l'histoire d'Ysengrin et des béliers, dana l'Ysmgrimus et ailleurs: v, Voigt I. 1. LXXX ; elle le traite encore sous la forme la plus simple. Le poëte revient aux proverbes populaires au v. 18, avec lequel il faut comparer la branche II v. 882 et Méon Fabliaux 4, 255 T. 148. Le V. 85 fait allusion à la fable bien connue de l'oiseleur, fable d'origine bouddhiate, que l'auteur connaissait probablement par la Disciplina Clericalis de Pierre Alfonae, Le V. 83 répète le v. 55 de la branche XVIII.
La branche XXI débute par une introduction, qui manque aux troia branches précédentes. Elle paraît reprendre là où la branche XX abandonne la matièrej les vv. 121/2
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