‹ Le roman de RenartChapitre 7 sur 38 · I». Ito · texte numérisé non relu

I». Ito

323 Qui (0) 302 A vos (0) 526 De tel chose ont H seignor peu (0)? 559 m'en {0) 642 resacke (0) 645 passe (0) 648 La leçon des uisa. aL Aine dex ne Jist si laide beste a été traduite par le Reînaert flamand 746 nie maecte god sa ledic dier, mais e'accorde avec A 667 Grospet (0 porte cropet) 777 Tyhert dist Renart welecome (0 wilecome; cp, mUcotne XXII 260 et wilecomme dans le Recueil dea fabliaux pp. MM. de Montaiglon et Raynaud 5 p. 235) 796 Giroi a cort et si orrai (0) 799 Ge le vos lo, car molt vos eim (0) 802 Tibers trop menés (0) 805 (Peut-oD prendre le mot baraz dans te sens de embarras' P cp. barate XXV 221) 829 effacer ge (manque 0) 870 Or est {0) 932 lui ne revenez (0) 959 Tant que il sache la verte (mais porte la leçon du mac. A) 1002 ne argent (0) 1035 cope (cp. 1094) 1036 crope 1086 lisches

(0 s'accorde avec A) 1094 m'en (0) 1101. 2 . , . renchdir. 'Ja dex ne me daint tant haïr {0 porte la même leçon que le msc. A) 1131 ne perde (0) 1152 Les une grange de nonneins (0) 1242 Ëncor ne l'aie ge forfet (0 Ut ne lai ie riens /.) 1251 Quant en le prist, s'on U Jist honte (0)

1322 Et Petis porchaz H fuirons (0) 1360 se il se doute (0) 1375 Ne (0) 1402 Se il revient jusqu'à un (0 porte II.) mois 1403 Encor taura (0) 1408 La leçon pire ou piour (Ol se rapproche de celle de la br, VIII 462; mais, en l'admettant dans le texte, il faudrait remplacer bon par mal, qu'on ne trouve que dans L 1435 nul d'ans (0 lit nulut) Mettre le v. 1436 entre crochets 1437 lire que le roi (0) 1466 le cuer 1521 Noradins (v. p. 14) 1553, 54 transposer Tibert le chat et Pelé le rat (0 lit comme A) 1568 Et voit venir tôt lost lo roi (0 lit comme A) 1571 Ne set soz ciel que fere doie{0\ cp- 1875) Transposer 1719. 20 après 1721. 22 (ces deux vers manquent 0) 1826 contient {AO) 2004 Que ne 2036 Quant H rois garde (leçon qui se trouve encore dans 0, où ce vers n'a été ajouté que plus tard) 2069 nel vos (0; cp. la leçon d'^) 2070 Por ce en doi vengance fere (0; ce msc. porte cependant la iustice fO 2427 fot (0) 2527 Ballart (t. p. 18) 2744 De la manière d. R. (0 lit La contenance de R.) 2972

l 2. LES BRANCHES.

Ou fot bien ton moillier dira (0 manque) (0) 3035 fesiez (0 porte fesoies).

La braoche II offre des difficultés particulières: c'est ici que les difFérentea classes des manuscrits s'éloignent le plus l'une de l'autre. Il faut se prononcer sur le texte le plus original, avant de juger le poënie lui-même.

Il y a encore dans cette branche les trois classes qu'il faut distinguer: a qui comprend les manuscrits ADEFGN, auxquels viennent se joindre les mss. HI; puis [i: BKL, enfin y: CMn. La classe y contient un texte qui combine d'une façon arbitraire ceux des classes u et (i; de plus, cette classe divise la br. II en plusieurs morceaux, dont on peut voir l'arrangement dans le tableau que j'en ai donné dans la préface du vol. III. Quoique le mac. suive en général le texte ^, il se joint cependant à la classe a, en faisant finir la branche aux vv. 1395/6.

B se rapproche du texte y plus que les autres mss. de la clf^se (t. Comme y, il fait suivre II 18 (il n'a pas les vv. 19—22 de cette branche) de la br. XXIV et il intercale les branches XX. XXI entre la fin de la br. XV et un morceau de la branche II (843 — 1024). Je n'ai pas besoin de prouver au long que ces transpositions dérangent l'ordre primitif de la classe /j conservé dans les mss. KL.

Mais une question plus importante et en même temps plus difficile à résoudre surgit relativement à la conclusion de la branche II: la classe ^, en omettant les vv. 1391 — 96 et en passant tout de suite au v. 257 de la br. V, seraitelle restée plus fidèle à l'original que les classes a et y? En effet, en lisant le texte imprimé, on est surpris de voir Tsengrin et Hersent retourner à la tanière sans donner suite au traitement que Renart a fait subir h. la louve. Plus tard, dans la br. V", Ysengrin, malmené par Renart dans des circonstances tout- à-fait différentes, se souvient tout-à-coup de l'ancienne injuie. Ne vaut-il donc pas mieux combiner les scènes correspondantes comme le fait la classe ^if? On s'y sent porté d'autant plus que les vv. 1395/6, qui ne se trouvent

que daDs la classe a (y compris les mss. H et 0), ne font que répéter lea vv. 1157/8 et ne forment nullement une conclusion satisfaisante.

Mais tout en accordant sur ce point-là une certaine supériorité à la classe ^, on n'en préférera pas le texte entier à celui de la classe «, Pour justifier la préférence que j'aj donnée à celle-ci, il me faut aller encore plus loin dans mon examen de la branche T.. I/aventure du serment judiciaire de Renart se termine dans les deux classes « (y compris le msc. 0) et {i de deux manières très-différentes, quoique l'auteur du texte y n'ait pas hésité à les combiner. D'après la classe a, Renart s'aperçoit de la trahison qu'on lui a préparée, et aussitôt que Brichemer, le président de l'assemblée des animaux, a fait reculer la foute qui l'entoure, il s'en fuit à toutes jambes et parvient à se sauver. D'après la classe [i, Renart a recours à un stratagème bien autrement compliqué : par des paroles séductrices il engage l'ours à l'accompagner dans une ferme , où il éveille l'attention des paysans ; daus sa iuite il amène ses persécuteurs aux animaux réunis pour assister au serment et fait disperser l'assemblée après leur avoir fait administrer bonne dose de coups. Évidemment la première version est la plus simple, la plus naturelle et la plus ancienfle. Elle se trouve aussi dans le poème haut-allemand du Qlichezare , dont nous exposerons plus loin la grande importance pour la critique du roman de Renart.

Pour en revenir à la br, II, je n'ai pas tardé à reconnaître les interpolations qui n'appartiennent qu'à la classe a ou aux deux classes a et y: v. les vers 115 — 118. 883 — 894. 965/6. 973—6. 991—1004, que j'ai mis entre crochets. Peutêtre aurais-je dû y ajouter encore les vers 527/8. 613—6, qui manquent à BKLO. Mais il ne faut pas oublier que la classe j?, elle aussi, a subi des interpolations: v. les vers qui y suivent le v. 108, ainsi que ceux que les classes ^ et j' ajoutent après 570. 598 {BCM).

Le msc. A seul porte les 2 vers 413/4; il omet 2 vers après 434,- qui pourraient bien appartenir au fonds commun.

On trouve une lacune plus étendue dans le texte du msc. A après le v. 1024. Il y manque la conclusion de la

branche, qui conteDait le viol commis par Renart sur sa commère. Comme c'est là la cause de la guerre Implacable de Renart et d'Ysengrin, à laquelle le prologue fait allusioD, il est probable que c'eat uue faute du scribe du msc. A, qui a causé cette perte.

Il est plus difficile de juger d'uue autre différence qui subsiste entre le texte d' A et celui de tous les autres manuscrits. Ceux-ci insèrent après II 842 la branche XV, qui fait complètement défaut dans A. On pourrait penser qu'elle y a été omise, parce que le même sujet avait été traité dans la br. XII. Toutefois il est certain que la branche XV n'est pas l'oeuvre du poëte qui a composé la br, II : elle interrompt la série des exploits de Renart, elle ne mentionne pas la blessure que ceiuî - ci a reçue en s'échappant du piège et dont il se plaint plus tard auprès du corbeau (v, 9T0) et devant Ysengrin (1348); enfin elle ne se trouve pas dans le poëme du Qlicbezare, qui du reste a reproduit assez fidèlement le récit de la branche II. Il faudra donc convenir que le mac. A a conservé en ce point l'ordre original, changé par tous les autres, manuscrits.

. Que le teste du msc. A ait conservé des leçons plue ou moins altérées par tous les manuscrits, un seul exemple nous le prouvera. Dans le v. 591 la forme sawe (~ sage) ne se trouve que dans A, tandis que le mot aive^ qui porte la rime, est conservé encore dans BK. Les autres manuscrits cherchent à éviter ces formes tombées en désuétude on y substituant d'autres mots. supprime les vers 591—594. Ce manuscrit remplace les vv. 605—8, qui en effet offrent une certaine difficulté, par ces deux-ci: z .1. garson le suit après, z quant il vit .R. si près.

Le texte de la branche II se compose de plusieurs récits qui diffèrent quant à l'étendue et quant au style, et dont les formules d'introduction, identiques dans le deuxième et le troisième récit {469 = 665), font supposer qu'ils ont été composés à des époques difTérentos, sinon par différents poètes. ■ Toutefois, ils ne laissent pas de se lier l'un à l'autre de manière à former un tout, dont la conclusion répond à ce que le poëte a promis

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