I. G. Mi chaut, le Livre d'amour de Sainte-Beace
COMMENT FINIT l'aMOUR DE SAINTE-BEUVE 2^9
différente. George Sand l'appelait pour le consulter sur ses affaires de cœur avec Alfred de Musset; il feignait parfois quelque emlîarras à venir k ses rendez-vous : il craignait, disait-il, de rendre jalouse une certaine personne... Et la bonne George Sand d'ajouter foi à cette terrible jalousie et de se résigner. Ou bien elle le prie d'obtenir de cette amante inquiète l'autorisation de voir une amie, une sœur; « qu'il la rassure », qu'il lui « ôte tout motif de souffrance* », qu'il lui montre leurs lettres. 11 n'en montrait que ce qu'il voulait, et, de l'autre côté, tentait sans doute d'exciter la jalousie de M™" Victor Hugo, et lui parlait avec ses habituels ambages des avances de l'auteur d^Indiana...
Y avait-il dans ces fausses confidences une part de vérité? Nous n'entendons pas le nier. Mais, sur cette délicate question, il manque des preuves directes, des documents écrits, il