LA M 0 U R -TU 0 M P E T T E
YENTERBICH, à part.
Tarteifle ! che afre enfle t'emprasser matame Biston. . . la, ia, che afre enfle.
l'adjudant, à part.
Brrrou. Pas à mon aise du tout ; ne sais ce qui vient de me prendre. (// fait l'appel.) En avant, marche !
Ta ra ta ta, ra ta...
coeur-au-yentre, tressaillant.
Morbleu ! encore !
le trompette.
Ta, ta, ra...
venterbich, sortant des rangs.
Tarteifle ! il vaut que ch'emprasse guelgue chosse.
l'adjudant, à part.
Ça me reprend, ra me reprend. [Les dragons vont dans la cour, de çà, de là, bondissant comme des ca-
di L'AMOUR-TROMPETTE.
bris. Madame Piston prend la fuite.) — (Haut.) Dragons, aux rangs, sacrebleu! Dix-huit quarts d'heure d'arrêt au premier qui bouge. Trompette, ne sonnez plus.
le trompette, d'un petit air naïf .
Voilà, mon adjudant. (// essuie son clairon.) — Le calme se rétablit. — Les dragons, deux par deux, montent en silence dans les chambrées.)
CORNE-DE-BOEUF
Je donnerais mes aiguillettes de cuivre pour savoir ce qu'on nous a mis ce soir dans la soupe. (Ils sortent.)