UN ISOLE
Stendhal.
Si Nodier etX. deMaistrese tiennent, â plusieurs poinls de vue, en dehors du mouvement général des lettres de leur temps, une place â part doit aussi revenir à Slendhal (Beyle). Arrêtons-nous à lui puisque précisément son nom marque à l'iieure présente,
Slendhal, par son irréligion, par son athéisme agressif, réagit ouverlement contre le courant de Chateaubriand el relourne vers ledix-huilième siècle. Il ne fait point compagnie avec Voltaire, Rousseau el Muntesquieu, qui ne sonl pas des athées : il est de l'école d'Helvélius cl du baron d'Holbach, quoique dans la tradition voitairienne par les sarcasmes dont il poursuit la religion. Son égoïsme le range parmi les servants du s Moi «. Nous disons « égoïsme s et non pas seulement « égotisme >. En effet, Stendhal tient pour règle unique la recherche du bonheur par tout moyen : seuls, sa conservation et le soin de son être doivent importer à l'homme.
I /auteu r de le Rouge et le Noir est à la fois l'ancêtre du roman psychologique el l'un des créateurs du roman réaliste. A première vue, il semble idéaliste excessif, car ses personnages ont aussi peu de vraisemblance, sont aussi peu concrets, sont aussi imaginaires que ceux de maint