SUR LE ROMAN
chefs-d'œuvre du roman senitmental. Malheureusement, c imiLateurs maladroils ou grotesques enlevèrent à ce dernier tout crédit. Le décalques de René, exagérant le romanesque précipilêreni le type dans l'affeclation, la fadeur, le pessimisme byronnien outré, bref, daos l'ennui. Aussi, depuis Adolphe, qui parut en 1816, jusqu'à Cing-Mars, qui est de 1826, ne reacontre-t-on aucun roman notable.
Pour enrayer la marche d'un idéalisme fatigant et devenu ^ ridicule, certains romantiques, sous l'inspiration de Walter Scott, firent appel à l'histoire. La Chronique du règne de Charles. IX et Cinq-Mars, suivis de Noire-Dame de Paris, parurent alors, pendant que Victor Hugo, recourant à une fantaisie échevelée, publiait Han d'Islande (1823) et Bug-Jargal (1823). Cependant le roman personnaliste vit toujours. Stella de Vigny, Volupté de Sainte-Beuve, Pieeiola de Saintine, Joceiyn de Lamartine, la Confession <ftin enfant du siècle de Musset, s'échelormani de 1832 à 1836, continuent le roman lyrique et intime. Dans le même temps, George Sand applique les procédés de l'école individualiste â lobservatton des mœurs, tout en restant spiritualiste, et Balzac inaugure le roman réaliste.
Le roman historique, après avoir jeté un vif éclat, ne tarda pas à dégénérer ; loin de se faire une règle stricte de la reconstitution fidèle des époques disparues, il s'attacha à n'emprunter à l'histoire que le pittoresque de son décor, et alla, semant les aventures les plus intéressantes, les intrigues les plus palpitantes mais les moins vraies. Dumas père s'y révéla merveilleux d'adresse et d'imaginaùon. Ses successeurs, comme il arrive, forcèrent encore l'arbitraire et
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