M INFLUENCE DU ROMANTISME
l'invraisemblance du genre. Nous devrons alors attendre HM. Ch. d'Héricault, Charles Buet, etc., jKiur retrouver le roman historique élevé, digne, aussi original que la vérité permet de l'èire.
Sous l'influence des idées, des mouvements politiques, de la marche prc^ressive des esprits vers la démocratie, on vit naître aussi le roman social, le roman « à tendances > que G. Sand et Victor Htigo, dans leur deuxième maniëre, consacrèrent, tandis qu'Eugène Sue créait le < romanfcuilJeion n et le ■ roman-socialiste ■.
Dédaigné d'abord des lettrés, le roman-l'cuilletoii, conquit, dans la foule, un succès colossal. On peut comparer la vogue qu'eurent ces feuilletons, aiiti-sociaux avec E. Sue, grivois avec P. de Kock, au triomphe étourdissant d'un Zola ou d'un... G. Ohnet,
A c&té de ces divers genres, figurent le Conte et la Nouvelle, dont Mérimée va devenir le plus autorisé représentant. Les ■ fantaisistes > enfîn, avec Th. Gautier en lôte, se détachent des balailtons étiquelés, pour écrire leurs rèvcs, sans aucune idée de thèse ou de cadre déterminé.
Pendant ce temps le romantisme suivait la marche générale. Il était allé se développant jusqu'en 1830, époque où il atteignit son apogée. En 1827, le manifeste de Victor Hugo, dans la préface de Cromwell, l'avait constitué définitivement ; de 1830 à 1840, il domine tout, et, de 1840 à 1848, il est en période de décadence.
La révolution do 1848 brisa son élan. A cette époque les événements politiques absorbèrent tout, et, reflet de leur