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LE ROMAN SENTIMENTAL ET PERSONNEL

Chateaubriand, Byron répandirent. Une [l'orne dauloureuse, un immense orgueil, une Apre rébellion contre l'ordre bouillonnent en lui.

H L'homme a tort quelquefois, l'ordre social toujours ! » s'écrie le poèie qui proclame ouvenement la révolte de la raison individuelle contre les exigences de la société. Il s'y peint lel qu'il est, triste de naissance, désenchanté, fatigué de vivre. Plus sincère dans son pessimisme que René lui-même, il est encore plus chagrin, plus amereE plus déprimant. On peut recueillir dans Stello des aphorismes qui dépassent ce que Chateaubriand a écrit en ses pires moments et qui vont jusqu'au blasphème. « Un désespoir paisible, sans convulsions de colère et sans reproches au eiel, est la sagesse même » pour filre un des plus célèbres de ces cris d'angoisse, n'est pas le plus osé.

Le Rouge et le IVoir résumait l'exaspération de l'individualisme : Siello représente celle du pessimisme.

Servitude et Grandeur mililairea est d'une inspiration plus apaisée. Vigny interrompt ses anathëmes. Il se replie sur soi et se jette dans le culte de l'honneur, comme dans l'oubli et le refuge suprême. La carrière militaire en est, à son gré, la personniflcation la plus haute. Il a compris le sentiment de la grandeur qui peut se dissimuler sous la servitude soldatesque: c'est sa personnalilé de gentilhomme né avec des goûts guerriers, tourné invinciblement vers les armes, qui a conçu et bâti celte œuvre. L'auteur a' puisé dans cette sorte d'atavisme la force de mettre l'accomplissement du devoir au dessus de tout, au dessus des revendications mémo du Droit.

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Un des types du genre sentimental et personnel, c'est encore, nous allions l'oublier, V Arthur dWic GuUingaer (1836). Comme l'avait prédit Sainte-Beuve, Arthur a vécu et préservé de l'oubli le nom de son auteur.

Moins connus sont les romans de M™' d'ArboiivilIe, de la comtesse d' Agonit, de la comtesse Dash, etc.

Ainsi se perpétuent, au milieu du cliquetis de la bataille romantique, les caractères imprimés aui; ouvrages de l'tmagination par les annonciateurs du xix* siècle : la sensibilité, le personnalisme, le lyrisme et le pessimisme. Nousverrons ce dernier grandir dans le réalisme, envahir tout avec le naturalisme et se glisser jusque dans les œuvres de l'école idéaliste.

Hais un côté plus fantaisiste, plus insouciant et plus * fringant » existait dans le romantisme: Théophile Gautier va nous y initier.

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