LES HËRIHËRS DB BALZAC
Tous les romanciers qui, après lui, se sont adonnés k l'observation des mœurs, sonl les débiteurs de Balzac. L'évolution commencée par lui, accentuée par la Bovary de Flaubert, s'est poursuivie jusqu'aujourd'hui, où nous en constatons les résuliats.
Nous pourrions nommer plusieurs héritiers du « genre balzacien ». Outre Mui^er, dont nous parlions plus haut, H. Monnier, ce photographe des petits cOtés du monde social, H. Monnier, dont le Joseph Prutlhomme est devenu iramorlel, ne devrait-il pas être cité? Tout au moins pour son étonnante mémoire qui lui fit noter si exactement les conversations saisies partout, dans les loges de concierges, dans les omnibus el jusque sur les bancs de la cour d'assises {!) ?
Mais nous devons nous borner aux « chefs de corps t> et négliger les sous-officiers. A côté du genre superficiel des . romantiques dégénérés, à cOté du lyrisme éperdu, synthétisé par l'Indiana de G. Sand, â ciMé du réalisme parfois excessif de Balzac, il y avait une place à prendre. Ch. de Bernard, qui débuta vers 1838, sous le patronage de l'auteur
(1) H. Monnier serait plutôt un < prédécesseur ■, car ses Scènes populaires parurent en 1830, alors que Balzac n'avait presque rien produit de notable.