ÎI6 AVENEMENT DU. ROMAN-FEUILLETON
je peinli-e allitpé des « pécheresses », Charles Mérouvel, Eriiesl Daudet, i. Mary, Pierre Sales, Matthey (Arlhiir Aniould), H. Bepthoud, H. Deinesse, Sirven, de Gaslyne, Tony Bévillon etc. Nous classerons en an rang spécial MM. Gabriel Ferry, Gustave Aimard et de la Landelle.
Insoucieux de morale, Frédéric Soulié eut le don de nouer une inirigue et de la mouvcmenler. Il parvint aussi à piquer vivement la curiosité el à captiver l'intérêt. Il ne négligea point l'étude des caractères, et même, dans les premiers temps, on le vil soigner son style. Ce qui le perdit, ce fut l'excès de sève dramatique qu'il avait dans l'imagination, les négligences inséparables d'une improvisation forcenée, son défautd'équilibreet de proportion, Il se jeta, corps perdu, dans l'horrible, le criminel, l'effroyable «t le mystérieux : ces violences, ces couleurs atroces, choisies de parti-pris, ces extravagances d'imbroglios qui bouleversent les sens au lieu de frapper l'intelligence, sont i relever surtout dans le Vicomte de Beziers, les Mémoirts Un Diable, les Deux Cadavres, elc. Ajoutons que Soulié, qui entrevit des conceptions plus hautes, écrivit un assez joli roman senlimenlal : le Lion amoureux.
Au même ordre d'idées, à la même catégorie d'invenlious terrifiantes et tapageuses appartiennent les livres de Ponson du Terrai], dont la vogue eut quelque chose de stupéfiant. Le drame sombredomine aussi chez lui à un degré peu croyable. Tragédies de cour d'assises, romans de cape Cl d'épée, bâtis avec audace et sans respect de la vraisemblance, se succédèrent sous sa plume. Bocambole, le plus connu de ses récits, est d'une pauvreté de style ^le à l'impossibilité de l'idée.
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