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CHAPITRE VIII

La nouvelle diffère du roman par son cadre plus reslreint ei ses visées moins hautes. Elle s'est, — ne i'avons-nous pas constaté? — des plus anciennemenl ancrée dans le génie français, et nous avons eu l'occasion de dire loui ce que, par elle, notre époque doit au moyen-Sge.

Au XVII' siècle, ScaiTon réveilla la verve et l'ironie des vieux ditz, pour réagir contre les œuvres pleurardes qu'il a si bien raillées. Madame de la Fayette, S la même date, écrivait ses petits récils qui sont des chefs d'œuvre d'émotion contenue et de fine psychologie.

Le conie régne en maltreau siècle suivant, mais il dépouile touie sensibilité pour récupérer ses caractères primitifs : la légèreté, la grâce piquante, la sève libertine et mordante. La Révolution passée, Ch. Nodier et X. de Maistre amenèrent une nouvelle réaclion ; l'alliance, dans ces imaginations charmantes, du sentiment modéré avec la bonne humeur sobre, produisit ces courtes nouvelles, rencontrées et saluées plus haut (1).

Un esprit tout à fait opposé au leur, Mérimée, fut le grand « nouvetlier ", selon l'expression consacrée, du XIX' siècle. Pendant quarante ans, de 1829 à 1869, il neeessa d'écrire, avec l'aisance sereine d'un parfait sceptique, ces

(1) Voir la première partie.

rt^cils dont la forme, au moins, est admirable à tant de titres : Tomango, la Vision de Charles XI, les Ames du Purgatoire, la Partie de Trie-Trac, la Double iléprise, Arxène Cuillot, Matéo Falcoue, Colomba et Carmen : les deux derniers, avec le Vase étrusque, la Vénus d'Ille et /fj Prise de la Redoute passent pour les plus parfaits.

D'une précédente rencontre avec Mérimée, il nous reste le souvenir d'un artiste supérieur quoiqu'incomplet, et celui d'un assez peu aimable homme.

On est frappé des rapports intimes, des affinités multiples qui existaient entre Stendhal et Mérimée. « Ses idées — disait celui-ci en parlant de l'auteur de Ronge et Noir, son maître et son ami — n ses idées sur les choses et sur les hommes ont singulièrement déteint sur les miennes «.

Vivant et écrivant vers le même temps, ils n'ont pas été touchés par ce courant spiritualisme, venu de Cliateaubriand, qui actionna le romantisme. Ils sont du xvm* siècle, ils sont vollairiens, rationalistes, ennemis de la poésie et du rSve ; ils considèrent toute croyance, toute candeur, toute grandeur d'âme, comme des duperies, comme les marques d'une intelligence bourgeoise et faible. Le matérialisme et le scepticisme les ont profondément mordus. Mérimée s'attacha, de bonne heure, à exclure la sensibilité de son âme. Il devint, comme Stendhal, un ironique, un mystificateur, un esprit arrogant, épris du caractéristique moral mais dédaigneux du pittoresque, toujours méHani et hanté de h peur de paraître dupe. La notion du devoir fut absente de sa vie, comme de ses écrits, et c'est encore un trait commun entre Stendhal et lui.

D'autre pari, de notables différences les séparenl. L'auteur de ia Chartreuse de Parme était peu artiste ; nous savons que Mérimée le fui, dans divers sens, supérieuremeni. Le premier, ayant accumulé les notes et les petits faits, y reste «npêtré.Ses œuvres sont lourdes de cet embarras, elles n'ont ni la vivacité, ni l'élégance, ui l'allure correcte et rapide de Colomba ou de la Vénus d'tlle. Nous trouvons chez l'auteur de celles-ci un art suprême, inconnu de l'autre, celui de savoir se restreindre. Il choisit entre mille éléments ceux qui portent et qui doivent servir : il est maître parfait de son talent : il pose en principe que, dans tout homme, il y a quatre ou cinq traits principaux qui l'expliquent complètement et qui se traduisent par quelques actes significatifs : ce sont ces traits et ces actes qu"il lâche de définir et de reproduire, négligeant tous les autres. Dans ce triage délicat il réussit à merveille. Inférieur à Stendhal comme psychologue, il l'emporte certainement sur lui par le don de la mise en scène et l'habileté à conduire une action.

Constatons enfin celte antithèse de leurs tempéraments : Stendhal fui un bizarre, un exubérant qui chercha toute sa vie à paraître original. Mérimée évoque l'idée d'un homme du monde, glacial, pince-sans-rire, de goùls subtils, d'une correction affectée, persifleur contenu, ayant horreur des grandes phrases et des grands mouvements, de l'abus extérieur du moi, de tout ce qui est commun et tapageur.

Son œuvre se ressentit de sa nature (!}. Mérimée figura

(1) On lira avec inténJl le livre de M. Augustin Filon ; Mérimée et ses amis. 11 combat certaines opinions courantes sur l'auleur (Je Colomia.

dans l'amiée romantique, mais, par une heuiei^e chance, il sut y prendre seulemenl ce que i'ari nouveau apportait d'inédit, en délaissant le conventionnel. Il lui emprunta sa couleur locale, son pittoresque descosiumes et du milieu, son exotisme et son archaïsme, en tant qu'ils renouvelaient les sources de l'inspiration. Ses meilleurs contes se passent en Espagne, en Italie, en Bohême, en Russie, en Corse ; nous y retrouvons les types el les coutumes de ces pays, fixés définitivement, en quelques coups de crayon. Mais nous n'y sommes choqués par aucune de ces tares romantiques si fatigantes : ni déclamations, ni poncifs, ni dissertations interminables, ni descriptions fougueuses, ni altitudes de convention, ni mélodrame. Ce n'est pas pourtant que les dénouements sinistres ne plaisent fort au conteur quiembrasse tout: lemécanisme de l'âme, tes paysages, les mystères de l'inconnu, les instincts et l'effroi de la mort. . .

Nous sourions aujourd'hui du bric-à-brac romantique. Les nouvelles de Mérimée, elles, ne sont poinis sujettes i passer de mode. Elles gardent leur éclat sobre el leur valeur intégrale, parce qu'elles ne renferment que des faits instructifs, retracés dans une belle langue stylée, îucisive, sans alliage de détails minutieux ou de mots techniques. Préoccupé de passions fortes et eiilières.de sentiments développés dans toute leur franchise originale, sans vernis de civilisation, Mérimée, on le comprend, prit ses sujets aux époques historiques déjà reculées, ou chez les peuples jeunes, de mœurs indomptées, comme — par exemple ~ chez les Corses. Maïs 11 a su en faire des sujets universel^.

N'est-ce point une rareté qu'écrivant en pleine fièvre du romantisme, fièvre si fevorable aux descriptifs exagérés, et peignant de telles mœurs, il ait si bien gardé le sens du réel el donné à ses courts récits la portée de documents humains?

Leur grand défaut — car ils en ont un — vient de l'esprit même de Mérimée. Si nous plaçons à pan Colomba, qui joint aux qualités fonciëres de l'écrivain une émotion, une chaleur inusitées, ces nouvelles sont, presque toujours, d'une séchei'csse révoltante el d'un acre pessimisme. Sécheresse qui prend même un air affecté el trouve sa source dans une âme qui s'observe, défiante par décision arrêtée. Quant au pessimisme, il est également conventionnel. Le dilellante estime de mauvais goQt l'optimisme et l'enthousiasme ; ce sont là, pour lui, travers de petites gens candides. Le cœur habitué à se méfier de tout et de soi-même arrive fatalement au mépris de l'humanité.

Celte aridité empêche toute illusion. On goûte en ces contes ouvrés un plaisir purement esthétique. Mais nulle flamme ne vient humaniser ce plaisir. Le sceptique hausse les épaules et son ironie vous surveille du coin d'un œil sardonique. Le mystificateur finit toujours par surgir et vous glacer,

Mérimée, dans ces conditions, demeure arlisie forcément incomplet. Pour qu'une œuvre d'art ait chance d'être parfaite, l'écrivain, le poète ou le peintre, doit s'Èlre livré corpâ et âme à son inspiration et à son rêve. Cet abandon, du reste, n'exclut ni la mesure ni le sens critique.

Mais notre auteur n'est pas seulement n criliqtie » à

l'égard de ses coocepUoiis, il est soupçonneux et railleur. Cela refroidit sa chaleur d'invention. Il est vrai qiie ce sens critique lui permet de concentrer, en quelques pages saisissantes, la matiÈre d'un §;ros volume, et de créer un genre nouveau de conles, à cAté du récit insouciant et capricieux de jadis. Il ne cherche pas à découvrir des intrigues curieuses, mais â surprendre la réalité, à analyser, à l'aide d'une psychologie fme et sDre, des états d'âmes raffinés, à combiner des événements qui dévoilent la marche des passions.

L'auteur du Théâtre de Clara Gazul comprit aussi que l'écrivain, pour bâtir une fiction durable, doit satisfaire aux deux exigences du roman : l'exactitude el l'imprévu. Il emploie, on vue de ce résultat, un mélange de vécu et de merveilleux, ofi l'imagination met en œuvre les petits faits précis et concluants recueillis dans la vie.

Moderne par l'amour du vrai, classique par le tact el le don de la mesure, Mérimée ajoute à ces qualités l'attrait d'une langue hors de pair. Il atteint ce comble de l'art, qui fait paraître aisée, coulante, de premier jet, une phrase travaillée patiemment el ciselée avec scrupule.

A le lire, il semble qu'on ne puisse dire mieus, ni d'une autre manière. Il a forgé un style concis et alerte, dénué de toute recherche, sans souci, il est vrai, de mélodie, mais limpide et transparent comme le cristal. Il dédaigne l'orfèvrerie et la joaillerie : l'absolue propriété des tennes, la sobriété unie â la clarté, la distinction un peu gourmée, constituent chez lui un art d'écrire, d'autant plus remarquable que, je le répète, tout effort en parait absent.

Si le goût delà myslificalion fui un>trail du camclère de Mérimée, E. AbouE nous suggère plutôt l'idée de la < gaminerie ■■

Quelque malhabile qu'il nous apparaisse dans certaines ■ œuvres, (Madelon, Germaine, la Vieille Roche), il fut, pourtanL, un maUre dans le roman et dans la nouvelle. Réaliste el senlimental à la fois, quand il écrit Tolla, tes Mariages de Paris, Trente et quarante, il se révèle tanlaisisic vertigineux dans l'Homme à l'oreille cassée, le Cas de M. Guérin, ou cet inimitable Roi des Montagnes (1886) qui passe avec justice pour son chef-d'œuvre-

About fut le meilleur élève de Mérimée. Élève d'une psychologie étrangement superficielle, d'une verve trop capricieuse, d'une adresse insufRsanle à bien démêler une intrigue comme à dénouer lestement une aventure : mais élève qui eut aussi, à un beau degré, le don du style et de la narration.

Parlons d'abord de son esprit. L'ironie contenue de Mérimée lui fait défaut. Il est gamin, plein de sève, de gaîlé, de vivacité, d'irrévérence taquine et pétillante, mais il n'est pas sérieux. Le sentiment n'élait pas son fort qooiqu'il en ait fait vibrer heureusement les cordes dans les Mariages de Paris. De même que ses idées philosophiques el son scepticisme religieux, ses aptitudes rappellent celles de Voltaire, son fétiche : ce sont la grâce, la légèreté, l'ingéniosité malicieuse.

On déplore très souvent que ses plaisanteries soient si dénuées de tact. Aboul, ayant rencontré une veine quelque peu drôle, insiste trop. Il n'a pas le courage de

renoncer à la moindre nuance de sa trouvaille. La mesure, qu'il sait bien apporter dans la conlexture générale de ses nouvelles, n'intervient pas toujours pour arrêter lagattésur • la pente de la « bouffonnerie ». On le voit insulter en se jouant des objets dignes du plus haut respect.

L'auteur de la Vieille Roche partage encore avec celui de Colomba le mérite d'une fine observation. Le Roi des Montagnes, où cette observation est surtout heureuse, olire comme la quintessence des qualités et des défauts de l'écrivain. La fantaisie y est d'une irrésistible séduction, la vue des choses, d'une malice aîgué. Les figures sont toutes excellentes. Hadji-Stavros surtout, dans son allure grotesquement majestueuse de gredin couronné, est désopilant. Mais la composilion est, comme presque toujours, maladroitement agencée. Tant qu'il ne s'agit que de narrer, l'art du nouveliier ne laisse rien à désirer. Son style a de la transparence et une précision pittoresque. Malheui-êuseinenl, le metteur en scène est inférieur au styliste. S'il jiaralt, dans certains romans, reprendre des types de Balzac, — en les adoucissant pour les placer à la portée de la bourgeoisie qui recule devant l'horreur tragique d'un Vautrin, d'un Hulot ou d'un Goriot, — il reste, comme créateur, infiniment au-dessous de l'auteur de la Comédie Humaine. La logique des caractères, renchalnement des causes et des circonstances, la vraisemblance des situations sont ses derniers soucis.

Je viens de prononcer le mot de « bourgeoisie ». Il est question ici de la bourgeoisie considérée au point de vue littéraire, et non pas comme classe sociale. Cependant,

par ses opinions, son genre d'espril, sa tendance à prendre le clergé el la noblesse pour cible de ses brocards, Aboui fut le vrai romancier de la bourgeoisie voltairienne et fcondeuse.

Avant lui. M""* de Gîrardin, Alfred et Paul de Musse), -^ Jules Janin, Tôpffer, Léon Gozian, Méry, et quelques moindres seigneurs, ne furent, dans la nouvelle, ni sans , valeur ni sans répulaiion.

Madame de Gîrardin est célèbre par le Lorgnon, la Caune de M. de Balzac, Il ne faut pas jouer avec la douleur etc. Elle y déploya un talent 1res souple, une bonne humeur spirituelle, puisés sans doute dans cette habitude des chroniques mondaines, écrites au jour le jour, où s'était d'abord affirmée la virtuosité de sa plume légère- Alfred de Musset, après avoir, dans la Confession d'un enfant du siècle, chanté l'amère désillusion d'un cœur qui a voulu godter à tcuites les ivresses et que, malgré lui, l'infini tourmente toujours, imagina, pour traduire le trop plein de ses rêves, une sorte spéciale de conie, composé attrayant de désinvolture pimpante et de sensibilité. La grâce mousseuse d'un espritennemidu nuageux et de l'alambiqué, la discrétion attendrie et mélancolique du sentiment, la rapidité et la limpidité de -la diction, voilà ce qui domine dans Frédéric et Benierelte, Croisilles, Emmeline, le Fils du Titien, Margot, Minti Pinson, les Deux Mattresses, l'Histoire d'un merle blanc...

C'est l'amour, l'amour insouciant, désintéressé, ardent et timide, fringant et jaloux, qui forme le sujet principal de ces récils. Alfred de Musset sent toujours en poète et ce

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sont les touches lyriques et personnelles qu'on y admire davantage. Il se pose en contraste avec Mérimée qui, lui, demeure impassible, ne se permet ni rêverie ni mélancolie, évite d'entrer lui-même en scène mais va droit au tait, entame l'aclion, assuré d'avance de la conduire à son gré. Musset, trop capricieux, ne sait pas garder à ses caractères une continuilë suffisante, il les voit nuancés différemment au gré de sa flânerie.

A côté d'Alfred do Musset rappelons le souvenir de son frère Paul qui s'est fait, dii M, Godefroid, « une réputation d'écrivain spirituel et d'aimable conteur. Ses romans, d'une morale parfois trop légère, soûl écrits avec élégance et sobriété, fune de ses nouvelles, irréprochable à tous égards, Bavoletle, charmerait les plus austères par la sim< plicité, la délicatesse et la variété des sentiments qu'elle respire ». •

Jules Janin restera comme un très original conteur d'iutimités. L'Ane mort et la femme guillotinée, les Gaitén champêtres, le Chemin de traverse, les Contes du chalet, les Contes fantastiques et littéraires ne sont plus guère lus aujourd'hui. C'est peut-être là l'expiation d'une facilité singulière mais d'une psychologie superficielle à l'excès.

L'esprit et la verve no suffisent pas & faire une œuvre viable ; il faut y joindre le tact, le respect des proportions et le goût. Janin puisa souvent les flèches de son art frondeur chez les voltairiens ; en d'autres circonstances, il prit modèle sur le libertinage du xvui* siècle.

Le Genevois Rodolphe Tôpffer, français d'adoption, fut un des plus sincères artistes de cetle époque : il fut goûté

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surtout pour la saveur de son bon sens narquois, sa bonhomie malicieuse et la sincérité de son émotion. Il allia deux qualités rarement unies : le naturel et l'originalité. Les Nouvelles genevoises sont un de ces livres de bibliothèque auxquels on revient toujours. I^a Bibliothèque de mon oncle, la Peur, le Lac de Gers, le Col d'Anterne, le Mont St-Bernard etc., brillent d'un éclat doux' mais inimitablemcnt personnel. Jamais on n'a plus qu'ici la sensation d'entendre le narrateur Ini-mâme raconter ses aventures. It est psychologue ; il démêle à merveille TSme humaine ; il défmic le ressort intérieur de l'individu avec autant d'exactitude qu'il en décrit la silhouette extérieure. Ud peu guindée, la langue de Tôpifer lui est absolument propre. « Il suivit à sa manière, dit Sainte-Beuve, le procédé de Montaigne et de Courier... Il s'était fait un mode d'expression libre et franc, pittoresque, une langue moins encore genevoise de dialecte que composite... il renouvelle ou crée de bien jolis mois, w Pour être complet, - il faut ajouter que Tôpffer fut un paysagiste de première force. Rien de vivant, d'illusionnant comme les agrestes croquis semés au hasard parmi ses contes.

Je ne sais si Asselineau, Babou, Léon Gozian et Méry sont encore fort lus aujourd'hui ? Ils eurent leur moment de vogue cependant. Les Emotions de Polydore Marasquin, Aristide Frdssart, Une Visite chez Bernardin de St'Pierre, la Main cachée forment le meilleur bagage littéraire de Gozian. Son talent est tout entier dans la grâce du style; l'esprit pétillant^ l'aisance, le coloris des tableaux et l'ingéniosité de l'invention. Méry appartient

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également à cette catégorie de conteurs auxquels la verve tient lieu de mérites plus durables. Les Scènes de la vie italienne, un Amour dam l'avenir, la Juive au Valicaiiy lléva, là Guerre du Niaam, ta Floride, la Comtesse Hortensia, prouvent la richesse de fon imagination. Poète et fantaisiste ayant tout, il se laissa trop guider par sa facilité.

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