‹ Le roman en France pendant le XIXe siècleChapitre 78 sur 93 · SM L'IMPRESSIONNISME · texte numérisé non relu

SM L'IMPRESSIONNISME

réalisation de ce lype du méridional, un peu poussée à la charge, éclate dans Tarfariii de Tayascon. Tarlarni, c' le bon hâbleur, grave et imposant, puis exubérant théâlral, à la fois sincère et poseur, meilleur et confidentiel, familier et tapageur, bavard, cabolin, emballé. Ne parlons pas des deux suiies de ce roman, Tartariii sur Us Alpes, encore excelleni, ei Porl-Tarascoii. où les visibles efforts du romancier pour retrouver sa veine joyeuse ei Une soni trop rarement heureux.

C'est également le Hidi qu'il a peint dans Numa Houmestan, mais avec moins de fantaisie, II nous y apprend les iHstesses el les hontes, les désespoirs et les ruines que peuvent accumuler autour d'elles ces faiblesses et ces impressionnabililés sans défense de la nature provençale. C'est un drame intime, souvent poignant de vériié. Encore un homme du Midi, le brave Nabab, bon enfant, candide, vaniteus, grotesque, grugé el raillé par tous ses parasites.

D'autres types, d'un moindre relief, sont épars dans toute l'œuvre du romancier. Il importe de relever, chez lui, celle préoccupation du caractère desa race, parce qu'elleexplique plusieurs côtés de son art et de son tempérament. S'il a dessiné le Midi sous des couleurs caricaturales, il en a, au demeurant, fait ressortir à merveille le décor, les paysages, les hommes el la poésie.

Ne doit-iî pas a sa nature même, enthousiaste et abandonnée comme toutes celles de Provence, ce charme, ce don de plaire que peu d'écrivains ont possédé au même degré ?

J'admelsqu'il recherche visiblement le succès el qu'il mette

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