‹ Le roman en France pendant le XIXe siècleChapitre 88 sur 93 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

semble qui a fait plus grouiller que vivre. > Quant à M. Alphonse Uaudei, qui a apporté en url une personnalité vibrante, un réalisme élégant, un goût d'unité et de perfection, son exemple sera plus fructueux : il a, le premier de son école, introduit dans le roman l'angoisse, l'émotion, jes larmes : c'est par là qu'il restera, ainsi que par sa précision souvent merveilleuse, son observalion photographique, ses qualités d'inléiM et de récit. C'est surtout l'exotisme qui, chez M. Loti, a chance d'influencer le roman de demain, l'exotisme et la noie poignante d'un pessimisme désabusé, tandis que Maupassant laissera deux choses a dont il faudra se souvenir lorsqu'on écrira du roman d'observation : la nécessité de copier la nature telle quelle, et de vériGer l'analyse inlérieure ». En résumé, d'aprùa M. Aibalat, il faut rendre à l'école réaliste son vrai nom d'école de t'observalio», et, en dphors de celle-ci, il n'existera rien de solide parce que l'art perdra tout pied : l'auteur nous cite, h preuve, la décadence du groupe idéaliste de G- Saiid et Feuillet ; ce qui sera encore une qualité indispensable de la prochaine renaissance lilléraire, c'e-sl le souci de la forme, que le grand maître du roman fran(;ais en cette seconde moilié du xix* siècle, Flaubert, poussa si loin qu'il en mourût. Il faudra, en cuire, tenir compte de l'influence des écoles étrangères, et surtout des romanciers russes, de Tolstoï spécialement; il faudra rendre les mœurs de son époque et, de plus en plus, abandonner les conceptions a prioii CI les imitations resiriclives. « C'est en unissant l'impeccabililé de la forme à lai description psychologique et plastique qu'on étendra les ',

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