S CONCLUSION
Cela est raiionnel. L'obsorvation plus exacte, plus complèle et plus sincère, l'imporlance des milieux, l'étude plus renseignée île l'houinn;, do ses appétits, de ses mœurs, lous ces bons élémcnls dus au naturalisme et à sa forme premitrc, le réalisme, ne disparaiiront pas du roman : ce qui est suiiout répudié, c'est la science superficielle et ostentaloiie, c'est la bruralilé, c'est le cynisme, ce sont les trivialités basses et l'enleiile étroilemeiit pessimiste de l'existence.
D'autre part, le roman psychologique ou analytique a accompli son œuvre principale, la salutaire r<'inlégratiOD do l'idée et de la vie de l'âme dans ta fiction. Dégagû de& exagf^rations prcmiÈn's, de ce qu'il y avait de trop pédant et de trop puérilement m.'liculeux dans son appareil, débarrassé de ses insistances ratifiantes, do ses partis pris, de ses répugnances à voir la réalité concrète des choses, il n'est point près de disparaîti'C. 11 semble, à l'heure qui sotijie, incliner de plus on plus an spiritualisme, à la pitié, à la sympathie, et môme à cette restauration de la morale chrétienne dans l;i liltéi'altjre, qu'on a appelée ]e néiy-flnisUanisme. A côté do charlatans et de dileitanii, il est, dans ce groupe, jilusienrs romanciers attirés par la beauté, par la simple grandeur de la parole du Christ, mais qu'effraie, et qu'efTraicra vraisemblablement pondant longtemps encore, l'adhésion formelle au dogme positif dont cotte parole est inséparable.
Touiefois serait-ce agir bien légèrement que de ne pas tenir note de tels symptômes : M. Brunetière, un librepenseur, publie sur la Si:ieiiee et sur la Foi des pages tout à l'honneur de celte dernière ; M. Paul Boutât marche d'un