Pcrlinr, Pcrlique, J. Maupiii
2. Ch. des deux Portes, 38 4 ot les autres, sauf 94, 99, qui donnent : ch. des deux Pierres.
3. Ces énigmes sont en l'orme de lais ; celle qui nous occupe débute ainsi : Un arbre, fci il, oi jadis, etc.
monstre a violé et mangé sa fllle. (Les géants cannibales de Cornouaille et de Logres mourront tous plus tard sur la prière qu'adressera au Seigneur saint Denis^ venu d'Egypte * en France). Le géant force Sadoc et Ghelinde à le suivre chez lui ; ils y tiennent compagnie à Luce et à sa femme.
11 . Un jour Pelyas chassant dans la forêt y trouve le géant. Pelyas et le De part et d'autre on fixe des conditions i le roi devinera deux géant, énigmes proposées par le géant et le géant une énigme proposée parle roi; celui qui ne réussira pas aura la tête tranchée. Voici les deux énigmes du géant : « Il y avait 2 deux vas- Enigmes. saïuv ^, Abel et Caïn. Gain enferma Abel, à l'intérieur duquel il avait lui-même été enfermé auparavant ; puis il fut atteint par les flammes. » Pelyas devine que Caïn est le géant, qui, ayant mangé sa mère, a été frappé par la foudre. Puis : <( Quelle est la bête* qui met au monde deux petits, dont l'un voulant perdre l'autre tombe d'abord dans son propre piège et est sauvé par ce dernier : puis l'attrape et le fait mourir en le chargeant de sa mère? » Pelyas : le géant a tué son frère en le couvrant de terre. — L'énigme de Pelyas : « Un homme traitait fort bien un léopard ^, qui lui prit son cœur avec la côte ; on peut encore voir circuler le corps sans cœur. » Le géant obtient du répit jusqu'au lendemain et emmène Pelyas chez lui ; le père et le fils se revoient et sont transportés de joie. Le géant réfléchit dans la nuit, mais n'arrive pas à deviner. Il s'adresse alors à Sadoc, qui lui dit le mot de l'énigme, parce qu'il a peur de Pelyas et qu'il désire quitter le géant. Celui-ci lui permet en effet, à titre de récompense, de s'en aller avec sa femme. Le géant peut donc dire à Pelyas que l'homme et le léopard représentent lui-même et Sadoc, qui lui a enlevé sa femme. Puis il relient Pelyas chez lui ; il aime beaucoup, dit-il, à s'entourer de gens d'esprit. — Sadoc arrive Sadoc et Cheavec Chelinde au château de Triadan^, un ancien enchan- Vriadan.^^^* teur, qui lui lègue sa terre. Sadoc et Chelinde, qui ont presque oublié le christianisme, y restent plus de quinze ans.