M. del mor
A beste glatis- par^î la tôte d'un serpent, et qui pousse un glapissement égal à celui sant. de cent (a) brochets. Ils se mettent à la poursuite de la bête (f* 102) et
sont rejoints par un chevalier que Lamorat dit être le meilleur chevalier du monde, fors Lancelot. Lamorat veut s'essayer avec lui ; le chevalier les abat successivement, lui et Tristan, et se met à la poursuite de la hôte. Lamorat ne sait pas son nom : c'est, dit-il, le chevalier à la 6c5(c ^iafiwanf (b). Tristan, désireux de le connaître, envoie Lamorat (c) lui dire de se retrouver dans quatre jours, pour jouter, à la fontaine où ils se sont rencontrés.
72 a. Lamorat rencontre Gauvain, qui entraîne une demoiselle. Discussion. Gauvain reproche à Lamorat la mort de Loth (d) par la main de Pelinor et le menace de le tuer : mais il est désarçonné et s'en va; la demoiselle s'est enfuie. — Il fait nuit; Lamorat arrive aune chapelle déserte en ruine : il se couche et est sur le point de s'endormir, quand survient Meleaguant, le (ils du roiBademagu. Il se couche à l'entrée de la chapelle et se plaint vivement de son amour pour Guenièvre. Lamorat, qui a tout entendu, s'éloigne le lendemain matin. Il rencontre un chevalier qui l'abat : c'est le roi Arthur, à ce que lui disent deux chevaliers qu'il trouve ensuite (f° 116). Ils sont de Gal[l)eSy des environs du chastel de Fortune, et cherchent Lancelot, qui a tué un de leurs frères il y a trois jours. Lamorat leur représente qu'ils ne pourront guère se venger d'un tel ennemi. A l'instant même Lancelot, que Lamorat reconnaît à son écu(e), vient à passer; les deux chevaliers ont ])enr et ne l'attaquent point. Lamorat les quitte et va saluer Lancelot ; il lui dit que Tristan est dans la forêt et qu'il pourra le voir à la fontaine le jour du rendez-vous. Lancelot est bien décidé à y aller. Meleaguant passe. Lancelot ne le connaît pas. Lamorat le nomme, mais ne révèle pas ce qu'il a appris de son amour pour Guenièvre ; Lancelot part en priant Lamorat d(^ saluer Tristan de sa part, s'il le trouve. M(>leaguant rejoint Lamorat, qui engage une bataille avec lui parce qu'il ne trouve pas la reine d'Orc(h)anie, la dame de Lamorat, aussi belle que Guenièvre. Lancelot reparaît accompagné de Blioberis, qu'il avait rencontré, et arrête la bataille; niais, quand il en apprend la cause, il entre en fureur contre Lamorat et veut absolument jouter ; Blioberis parvient enfin à calmer ce grand courroux. Lamorat, craignant la colère de Lancelot, rend hommage à la beauté supérieure de Guenièvre.
73 a. Tristan, demandant partout dos nouvelles du chevalier à la beste glatissant, rencontre le sénéchal Keu (/), qui se joint à lui. Ils
a. f'ingt 3-34 et les autres, sauf 99, 91, qui portent dij- (Maufcin : quatre douxaines). Cf. S 407 note.
h. Le rhev. à la beste glatissant est, dans notre roman, toujours Palamède ; dans U Far. mt. (p. 214), c'est ici Pcrccval, mais ii la p. 849, c'est Palamède.
r. Dans la Tav. Rit. Tristan va le chercher lui-même.
d. Loth (l'Orcanic, le père de Gauvain et de ses frèr«s.
c. Cette rcm.irque pas dans 75G, 104.
f. Trcssan partout : Treu.
teau du Mal accueil, où on le prive de ses armes et de son Brunor au châ cheval. Puis il venge son hôte Lyas^ qui est ramené mourant AccueiL * après un combat avec Agravain, Brunor poursuit le vain- Lyas queur et le laisse pour mort. Agravain est trouvé par son frère Mordret, qui arrive avec la demoiselle mesdisant. Ce fut là le commencement de la haine de Gauvain et de ses frères pour Brunor, haine qui dura jusqu'à la bataille de Salubieres^, amenée surtout par la méchanceté de Mordret ^.