‹ Le Roman en prose de Tristan, le roman de Palamède et la compilation de Rusticien de PiseChapitre 33 sur 53 · Cf. f · texte numérisé non relu

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k la Joyeuse Garde. Hector et Bliolieris voQt voir la reine Gueniévre, i]ui, étant soufVraDle, n'avait pas assisté au tournoi ' ; ils lui ea donnent des nouvelles.

Palami>(]ept Es- 382. Palamède quitte les rois et erre au hasard. li trouve Espîliinojjres, nogres, ([ui loi racdute qu'un chevalier vient do lui enlever sa dame ; it

cruit que le ravisseur est Segurades, mais c'est le parent de celui-ci, Helyor, qui porte des armes semblables aux siennes pour lui faire houneur. Ëiipînogrcs avait enlevé la dame à son mari, parce que le pcrc de celle-ci avait refusé de la lui donner. Combat d'Ile- 1'=^ s'arrêtent à un ermitage; Espinogres s'endort, et Palamédc lyor 01 ec Sa- songe. Tout à coup Helyor, portant un écu vert avec un lion d'argent, pliur. arrive avec la dame et, après eux, le trère de Palamcde, Sapltar ',

qui est à leur reclierche. 11 aime la dame et la dispute à Helyor. Palamcde ne reconnaît pas son frère, parce qu'il porte les armes d'Hector des Mares, qui l'aime beaucoup *. Palamède voit qu'Helyor, qui se bat à l'épée avec Saphar après avoir été désarçonné, ne pourra tenir lion k la longue. Il entre alors dans l'ermitage pour s(^ faire armer; lorsqu'il en sort, Saphar a triomphé d'Helyor, qui lui crie merci, se déclare inférieur à lui, lui cède la dame et s'en va. Saphar tàclie en vain de consoler la dame. Palamèd<>, voyant le chagrin de celle-ci, Intervient (P 14M) : « Dame, ftt il, conforte: uomï; ne voxis demantic! si /orl, et tant médites, s'il vous plesl, eonoisl [1. coneOsles) votis oncqtiez ./. chevalier qi Espinogres est appelés, et est de Soreloys, ce ne semble? » El il lui dilriu'il est venu pour la délivrer. Saphar, voyant Combat (le Pala- ei'men'^'" 'a dame, proiesle, et les deux frères se battent sans se reconméde avec son naître. Mais le combat devient plus difficile que Palamède n'avait cru, frère. le chevalier se montrant 1res fort, et ils sont oliligés de se reposer; pen-

dant celte pause, Palamède demande au chevalier son nom, qu'il dit. Sur-le-champ Palamède se fait connailre, et Saphar cède la dame à Espinogres. Le lendemain, Palamède part avec son tr<'i-i'.

Pnl.imtdi! em- 383. \U sont emprisonnés par les gens d'un châtelain tué au tournoi priaùiin/^ par Palamède. Saphar est mis en liberté, mais on fait conduire Pala-

î.ai'ii^r'ioi ^'^^ mède par douze chevaliers chez le père du seigneur mort. Un chevalier de la Joyeuse Garde enaverlit Tristan, qui part pour délivrer son rival, mais il est prévenu par Lancelut. qui, étant venu à passer, iriomphe sans peine des douze chevaliers. Tristan amène Palamède et Lancelot à la Joyeuse Garde.

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contre le bon chevelier, dont ils ont reconnu Fécu. Hector se retire : il ne veut pas se battre avec son neveu. Galaad trouve Tristan, et le hurle du cors et de Vescu si durement qu^il lé fet flatir a terre^ puis s'en passe outre. Il remporte une victoire complète sur le parti opposé et part ensuite furtivement. Gauvain, gravement blessé, reconnaît la vérité de la prédiction que Lancelot lui fit au moment où Galaad retira Tépée du bloc * ; il est soigné au château, d'où il ne sort qu'au bout de quatre mois.

Tristan et Ga- 504. Tristan court après Galaad, avec qui il voudrait faire eiTsembfe. connaissance. Il l'atteint à l'entrée de la forêt d^'Ancore 2, et

s'étant nommé, le prie d'accepter sa compagnie. « C'est moi qui devrais vous adresser cette requête, » répond Galaad. Tristan lui demande ensuite s'il a vu , avec son chevalier, la besie glatissant, dont Gauvain et Gaheriet lui avaient parlé un jour q}ïaventure les amena ensemble. Galaad répond que oui, en lui racontant ce qu'il avait entendu dire de ce chevalier, qui est si preux ; « Quel dommage qu'il ne soit pas chrétien ! » dit-il; Tristan est de son avis.

Ils écoutent les 505. Surpris par la nuit, ils trouvent une ancienne maison mourdePa?a" de forestier, inhabitée depuis longtemps; les murs en sont mède. auques dérochiez. Ils se décident à y passer la nuit : ils seront

toujours mieux là que dans la forêt. Pendant qu'ils causent, désarmés, de ces choses dont plus leur estoit^ c'est du saint Graal et des granz merveilles du roiaume de Logres, un chevalier arrive; il se désarme, ayant lui aussi l'intention de coucher dans la vieille maison. « Sire, tenez vous coi, dit Tristan à Galaad; si orron Vestre au chevalier; car il ne cuide pas que noussoion ci (var. : soions si près de lui), » Le chevalier, assis sur son écu, coumença a penser durement, et quant il ot pensé, il gela ./. pleint de parfont cuer ; après coumença trop durement a pleurer et a feire si grant duel que cil qui Vescoutoient en estoient tuit esbahi. Au bout d'un assez long temps, ce chevalier se met à parler : il exprime ses peines de cœur et déplore qu'il n'occupe pas la place de Tristan aup^<^s de la belle Iseut, qui, dit-il, a assujetti tout son être ; à la fin , il s'endort. Galaad dit : « O'istes vous onques si fol chevalier

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