‹ Le Roman en prose de Tristan, le roman de Palamède et la compilation de Rusticien de PiseChapitre 43 sur 53 · Dans le iioème gror. c'est le roi des Cent Chevalier · texte numérisé non relu

Dans le iioème gror. c'est le roi des Cent Chevalier

b. 1 16:) ; — les autres donnent, ici et ci-après, cinq cents, mais quatre cents, à la description do la bataille.

6. Elles ot ItMirs cont chevaliers, a'onte 1 if,Z, cf. ci-dcssons.

7. Dans le jwcnn' prec, cf. plus hjnit, elle s'adres-se au vieux chevalier sur le conseil d'Arthur; les détails sur la di'initi-< lie n'y sont pas.

H. Jf. if rny f'f. Xi^t; se inontt au tens dou roi fluterpanttr. H63.

î». Dann le p"Mne proi' il t ^t tnité de pultnm et r.tilU^ pur le? jçoîis du cliâteau; il n'envoie pas de messMjî"'", et si»rt. le li;udi".n.iiu. avec li s aiitrcH. I^ors(]ue !:*< assii^geants st^it sur le point de triomphiT, le vi*'n\ les somme de h- ver le sw's>'. et. <ui' u:i r- lus. \m nu't ou fn.t»*. Le l«Mnlem;iin, il rentre chi;/. lui s uis vouloir atvt'ptor d-: r i"omi»,!ns.' ; il dom luile sonîiiiii'nt «i le l.> diMuoiselle aille k la cour remettre oo'jva'.i au roi Arthur to yca'/'xaTiOv {rcildne li'>--iiV:ir.. rLe pi»i't.»a oublié <Ie raC'Uitcr que le vieux chevalier a promis cela au roi avant do quitter la cour). — Fin du poème grec.

que la domoisolle lui a raconté la vérité quant au comte, qui poursuit uno cause injuste, et décide qu'on sortira le lendemain pour livrer luitaille. Il envoie vainement un valet inviter le comte à cesser les hostilités, et la sortie a dimc lieu le lendemain. Le vieux, avant attendu que tous les ennemis, qui sont au nombre de quatre cents — deux bataillons contre un — i)rennent part au combat, les met en fuite; le comte est fait prisonnier et , sur le conseil du vainqueur, marié à la demoiselle. Ce comte s'appelle Guiot, et le nom du château assiégé est Belloe.

Après un mois de séjour, Vancien part. Il rencontre, dans une forêt, Sadoch, qui avait coutume de poursuivre les chevaliers errants, il triomphe de lui et de ses vingt chevaliers. Puis il rencontre un vieux chevalier et sa femme ; Karados, un chevalier, a enlevé leur fille. ÏAi vieux chevalier * l'atteint, est vainqueur après un long combat et rend la demoiselle à ses parents. Il les quitte le lendemain et rencontre un chevalier, mené par quatre chevaliers, et sa dame, qui supplie le vieux chevalier d<» leur venir en aide. Il triomphe des quatre et conduit ceux ([u'il a délivrés à bnir repaire; chemin faisant, le ch(;valier lui raconte queb's quatre étaient ses ennemis mortels, (jui avaient tué son père saïn nulle achoison. Le lendemain matin, le vieux chevalier s'en va, avec ses écuyers, a leur hostel , où il est bien reru jiar sa demoiselle. Cette demoiselle est la scrur de Segurade^ (var. Sigurant) le brun et nièce du vieux chevalier, ««i tout ce que vous avez oy advint au viex chevalier a cesle fois (f" 10). Or vous veult compter le maistre qui estoit li viex chevalier et dont il fu nez... C'est Branor le brun, oncle de Segurades le brun. Il est le chevalier le plus élancé de son époque et un des meilleurs; il appartient à la puissante lignée» a ceulx de Brun^ dont on parle dans maint livre-, de cette lignée était h? célèbre Pkebus.

Branor, rentré, envoie un messager à la cour d'Arthur déclarer qu'il n'a voulu (ju 'éprouver la force des chevaliers du roi et voir li quelz cHoient ineilleurs cfievaliers, ou li ancien homme ouli nouvel : il s'appelle Branor le lu-un, le chevalier au dragon, (»t est h» cousin i\ Hector le brun. Grand étonnimient de la cour, où on l'avait cru mort depuis longtemps ; on l'appelb» maintenant le meilleur chevalier du monde, et le roi fait ajouter son nom au récit de sa victoire.

6'23. Ce funMit les derniers hauts faits d'armes de Branor; mais a

tant laissi^ li niaistrrs a parler de mofis. B. le br et veult retourner le

maistre Husticiens a acontpHr- son livre des merveilleuses ^ aventures * de tous les b:jns chevaliers du Dionde et traitera premièrement de point en point sans riens adjousler quil ne face a dire selonc les fais qui en ce temps advindrent des^' barons et des batailles et aventures qui aventureuse^ ment advindrent, dfs batailles et avefitures qui furent entre mons. Lanc. du lac et ))ions. Tristan et (1. de) Loonnois et maint autre chevalier, ainsi comme vous orrez yci/ après clercment, se il vous plest a l'escouter (f^ 10).

1. Ici 'lans '*'>') (f" i^). rci»ris«» do qui^lqnes ^-pisixlcs du combat des chciv. d'Arth. contre Branor (l fiMiillct} ; i>iii«i rnaiW|Me d'un friiillct. tî. -/ compiler 1 1<;3. nu romplir :'.').>, a rinnplir Vorard. y. Dp très meriiUi'Ksrs n«»3.

4. f^>ni (idvimlrrnt a phisirurs bons rhrrtilirrs durant fa rir du roy .Irtus, et traie'era, Verar.I.

5. t)r.s bntaiUfs et arentures qui furent entre mons. Lanc. et mons. T. de L. 355, Verard ; et traitera tôt primiereincnt des uu'lfe[e x et mal roillun c\es que furent entre m. Lwic. dou lacet de m. T. \y /i; au r. M. de L. (saai plus), 1403.

Or (lit li contes que nionseign. Tristan, le filz \le\ roy Met. de Loonnois, estait venus ou royaume de b)grcs nouvellement en cetlui an meismes quil avoit pris a femme Yscult aux blanches mains. Si chevauchoit parmi U7ie forest qui estait toute la greigneur du royaume de Logres et la ou on trouvait plus d'aventures. Monseigneur Tristan chevaucha tout cellui jour sans aventure trouver ne homme ne femme ne maison ne recet. L'arrivi'e de la nuit le force à descendre près d'une fontaine où il s'endort, et où arrive Palamède ', qui se couche sans voir Tristan. Entre ces deux héros il y a une grande haine, datant de leur séjour en Irlande (»t née de leur amour pour Iseut. Palamède, ne pouvant dormir, commence à se plaindre de ses peines de cn»ur. Tristan se réveille et le délie; ils s'ahattent l'un l'autre, puis chamaillent jusqu'à ce que la lassitude les ohlige de se reposer. Survient le lils de Lac, Brandelis, qui leur demande la cause de la hataille; sans réjmndre, ils reprennent le combat, mais le nouveau venu les sépare. Tristan déclare que, s(^ule, la mort pourra le réconcili<îr avec son ennemi. Brandelis, ayant réussi à leur faire promettre de ne plusse battre de la journée, les quitte sans les connaître. Palamède propose à Tristan de fixer un rendez- vous ou plus desvoiable lieu possible, où, sans être dérangés, ils puissent combattre à outrance. Tristan accepte et laisse à Palamède, qui connaît le pays mieux que lui, le soin do fixer l'endroit. S'étant engagés à se trouver au Perron Merlin à un jour nommé, ils partent chacun de leur côté : Tristan se loge dans un couvent de nonnes, connu de lui ; Palamède va chez une tante. Au jour Combat de Tris nommé, Tristan se rend au Perron a|)rès s'être confessé et ayant entendu ^^" contre Lanla messe du haint-Esprit. Mais Palamède, (jui est tombe malade, ne Merlin, vient pas. A la place arrive Lancelot, qui est en aventures. Après un long combat, les deux amis se nomment et^ vont ensemble à l'hôtel de Tristan ; chacun a plus de douze grandcîs blessures. S'étant fait soigner pendant un mois, ils parlent pour aller à la cour, et trouvent, le lendemain, dix chevaliers gardant un pont (jui est de la Marche de la Gaule. Tristan obtient de Lancelot la bataille, abat les dix et délivre trois chevaliers prisonniers, Ivain, Sagremor, Agravain. Lancelot envoie secrètement un valet annoncer à Arthur cju'il amène Tristan. Arthur avec Gauvain et cinquante autres chevaliers va au devant d'eux; on fait grande fête à Tristan, qui reste un mois et devient compagnon de la Table Ronde et de l'hôtel du roi Arthur. Comment .i* Le livre n'en fera ci mémoire (f^ l 'i). Car bien le maustreray en avant ^.

C)2\. Tristan (juitte la cour pour aller en quête d'aventures'*; Lancelot olVre de l'accompagner, mais il veut voyager tout seul. Au bout (le six jours, marchant dans Ui Périlleuse Forest, il tombe sur trentesix chevali(M's de la f('»e Morgain qui emmènent prisonniers Dinadan et Dodinel le Sauvage. Tristan triom[)he des trente-six^ et délivre les

1. Pour r<*plso«le suivant, voy. // Cantare di Tristan) e Lanritlotto, p. par M. Rajnn, Sceitji di Curiosità, 187:3 (cf. Itom,, IV, 112) ; je crois, rotitrairomcnt k M. Rajna, que l'épisode do Rusticien et le poème remontent à une source commune. — Cf. le combat analogue dans 12099, où c'est Agio val qui sépare Tr. et Lanc. (p. 222).

2. Verard : Et puis s'en altèrent en unç tnonaifeie qui près d'iltrc ett)it ; guéris, ils vont k la cour d'Arthur, mais a tant se taist te compte d'eulx et commencr cy a parler des faiti de C.yron le Courtois. Des aventures tirées du Palamède occui>ent en effet presque tout le reste de l'imprimé ; on commence par la victoire de (luirousur le bon chevalier sans peur (cf. p. 130-1).

8. Promesse non réalisée. — Cf. 5§ 205, 206. 4. Cf. Tressan, voy. au g 237.

&. Cf. f 108.

deux, à qui il refuse de dire son nom. Ils vont se loger et rest/?nt huit jours ensemble. Lorsque Tristan est guéri , ses compagnons le quittent pour aller à Gamaaloth. Les chevaliers de Morgain vont rendre compte à la ft'e de leur défaite. Dinadan et Dodinel retournent à la cour, où Arthur fait coucher jjar écrit cette aventure. Tristan se loge chez un châtelain dont il avait tué le fils pendant son combat contre les trentesix. Il est reconnu par une demoiselle qui l'avait vu à la cour d'Arthur, et on l'emprisonne. Palamède arrive ' ; voyant son rival qu'on mène à la mort, il finit par se dire qu'il serait indigne de laisser mourir ainsi le célèbre héros. Il le délivre, et ils se logent tous les deux chez un vieux chevalier (f° 17). Puis parle le maistre d'une autre matière qui n'est pas du livre {qui ne est pas d'une con cest 1463), et veult orendroit parler de Galaad,

Galaad. g25. Celui-ci s'était logé chez le père de Dalides^, amoureux de la

belle IJelaine del chastel du Plain, Le jeune Dalides s'en va après Galaad quand il part, le force à jouter et est tué; son père, qui , avec douze chevaliers, l'a suivi pour empêcher le combat, arrive trop tard.

626. Palamède et Tristan quittent leur vieil hôte, trouvent Galaad et se battent avec lui ; il leur reproche de l'cittarjuer tour à tour^. Craignant que Tristan ne soit de la lignée de Ban, il arrête le combat : tous se nomment et vont se loger ensemble. Un soir arrive Dannin , de la Bannin. lignée de Ban; il était tout récemment venu en Logres et we congnoissoit pas gramment de chevaliers de son lignage fors que par oïr dire. Il leur raconte qu'Helys le roux^ devenu l'ennemi mortel dea chevaliers errants après la mort de son neveu Gaulas * de Rojeinont, tué par les hommes d'Arthur, vient d'emprisonner Lamorat etBlioberis. On va les délivrer; puis on se quitte. Palamède et Tristan vont à la Joyeuse Garde.

i)"21 . Bannin, Blioberis et Lamorat rencontrent Erec et sa femme, qui se rendent à leur château de Belloe^ présent d'Arthur. Erec ab:it Bannin et Blioberis, mais son combat avec Lamorat est bien plus difficile. Enide fait enfin connaître son mari , et les trois chevaliers sont hébergés au château. Arrive un valet qui va à la cour d'Arthur chercher du secours pour Lionel, emprisonné au château d'Adimpons par Morgain^\ laquelle veut venger la honte qullector lui dist jadis. Tous partent pour le remettre en liberté.

chevalier à (VIS. Quatre mois a})rès le tournoi de Louvezerp, arrive en Logres ïcu verme'.l. \^^ clu'.valier à l'écu vermeil; pour la suite, voy. au § 449 d. Après la réronciliatioii d«''tiiiitive de Tristan avec Lancelot fp. 347), les mss. de Rusticieii, en passant à des aventures de Perceval, donnent la compilation suivante :

0'20. Joute ®, (levant un pavillon, de Sajjhar le méconnu avec Perceval,

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