‹ Le roman français au 19 siècle, avant BalzacChapitre 4 sur 28 · LE VOYAGE AUTOUR DE HA CUAMBRE · texte numérisé non relu

LE VOYAGE AUTOUR DE HA CUAMBRE

Xavier de Maistre est né et a vécu, lui aussi, hors de France. Il est né à Chambéry en 1763, c'est-à-dire à une date où la Savoie faisait partie du royaume de Sardaigne; et quand les armées de la Révolution y sont enlrées, il a émigré en Russie. Peut-être n'est-il pas impossible, en lisant de 1res près son premier ouvrage, ce Voyage autour de ma chambre où respire un si vif amour du chez soi, du tête-à-tète avec soi-même, de s'apercevoir qu'il était d'origine étrangère ; il est bien rare, en tout cas, que son style nous en avertisse. Comme M™» de Charrière, il est d'un temps où le génie de la France rayonnait et régnait sur l'Europe entière; et comme elle, quoiqu'il ne soit mort qu'en 1852, c'est à la littérature française du xviii* siècle qu'il appartient.

•Cinq petits récits, qui sont, à parler franc, d'un impressionniste et d'un conteur bien plus que d'un romancier, cinq petits récits qui tiennent en un seul volume, voilà son bagage littéraire. Celui de son frère Joseph est d'un tout autre poids. Sou frère a écrit le Pape, les Soirées de Saint-Pétersbourg ^ des Considévalions sur la Révolution française, un Essai sur les principes générateurs des Constitutions politiques ; il a

rang parmi les penseurs ; on estime, on respecte Joseph : mais c'est Xavier qu^on aime et qu'on lit.

Pour bien goûter le Lépreux de la cité d'Aoste, la Jeune Sibérienne et le Prisonnier du Caucase, il faut les lire à leur date, après René, après Obermann, après les œuvres désolées et désespérantes dont ils ont été en quelque sorte le contre-poison. Bornons-nous, pour le moment, aux deux premiers écrits de Xavier de Maistre, au Voyage autour de ma chambre et à l'Expédition nocturne.

Il a publié son Voyage, ou plutôt il a donné à son frère la permission de le publier, en 1794, quatre ans environ après l'avoir rédigé. Il servait dans l'armée piémontaise, dans le régiment de marine qni tenait garnison à Alexandrie, quand l'idée lui vint de l'écrire. A la suite d'un duel, il avait été mis aux arrêts et les garda quarante-deux jours : afin de tromper son ennui, il s'avisa d'explorer la chambre qui était sa prison, en notant les impressions de ce voyage sur place.

L'idée était ingénieuse : peut-être même l'était-elleun peu trop.

Dans le récit d'une captivilé véritable, qu'elle soit celle de Silvio Pellico au Spielberg ou celle de Robinson dans son île, les plus menus faits importent et deviennent des éléments d'intérêt dramatique. Silvio Pellico est depuis de longues années retranché de la vie, depuis des années séparéde la nature et des hommes :comment ne sentirions-nous pas de quel prix peut être pour lui un rayon de soleil qui glisse à travers ses barreaux, un briii d'herbe poussé entre deux pierres, ou un chant, le son d'une voix féminine, entendu par delà l'épaisse muraille? Et de même, comment pourrions-nous trouver trop minutieux ou trop longs les détails que Robinson

nous donne sur la fabrication de ses habits, de sa marmite, de son pain, ou sur la construction de sa hutte ? Nous admirons en lui une volonté humaine aux prises avec la nature, et plus il analyse les difficultés auxquelles il se heurte, plus l'intérêt grandit.

Il n'en va pas tout à fait ainsi pour les lecteurs du Voyage. La prison de monsieur l'officier n'en est pas une, sa captivité est une captivité pour rire. Il fait la grasse matinée dans un bon lit; entre huit et neuf heures, un gai soleil se joue sur ses rideaux, et Joannelti lui apporte une belle tasse de chocolat qui fume sur le plateau. 11 n'est point seul ; il a près de lui ce bon Joannetli, ce modèle des serviteurs d'autrefois, si discret à la fois et si attentif; et près de lui il a sa petite chienne Rosine, qui guette, pour sauter sur lui et s'y blottir, le moment où, assis dans son grand fauteuil, il appuiera les deux talons ,au chambranle de la cheminée. Il a des lettres à lire, des portraits à contempler, et il sait qu'à sa première sortie il lui suffira de frapper à la porte de M"»' de Hautcastel pour être accueilli avec un sourire.

Aussi ne se plaint-il pas. Au contraire, il est heureux et ne s'en cache p(;int. Mais nous sommes en droit de penser qu'il nous fait un peu bien complaisamment 'e:i honneurs de sa chambrelte et de sa personne. Il ne fait pas un mouvement qu'il ne nous en informe; il n'éternue pas qu'il ne faille lui dire : Dieu vous bénisse! Si avec lui on pouvait avoir de l'humeur, on lui demanderait : Pourquoi tant de détails, et que m'importe de savoir que votre chambre forme « un carré long qui a trente-six pieds de tour » et que vos rideaux sont « blancs et roses »? Que m'importe qu'en prenant la pincelte pour remettre en place un tison qui avait

roulé, VOUS VOUS soyez brûlé les doigts?.. Le fait est qu'il y a du babillage, beaucoup de babillage daus le Voyage de Xavier de Maistre, et aussi une minutie de description oiseuse qui trahit en lui le contemporain de Delille et de l'école soi-disant descriptive. Mais ce serait bien mal le connaître que de le confondre avec Delille et ses émules. Pour lui, l'objet qu'il décrit ou la menue sensation qu'il note ne sont que le point de départ d'une rêverie, danl la grâce libre et capricieuse ne saurait nous laisser insensibles.

Regarde- t-il les tableaux accrochés au mur? 11 en dit le sujet, et soudain il l'oublie pour parler de la peinture en général et se demander si elle n'est point un art supérieur à la musique. Ou bien, en dressant l'inventaire des bibeh)Ls ou papiers contenus dans le tiroir de sa table, aperçoit-il une rose sèche? Il n'en faut pas plus pour que son imagination l'emporte bien loin de là. Cette rose, il la reconnaît; pauvre rose du carnaval dernier, il l'avait cueillie daus une serre, avec des soins d'amoureux, pour la porter une heure avant le bal, toute fraîche encore et tout embaumée, à sa chère M°" de Hautcastel. Hélas! M™° de Haulcastel était à sa toilette, devant un miroir, devant un amas de rubans, de gazes et de pompons; et elle a pris la fleur sans la regarder, sans regarder même celui qui la lui offrait :

Je me résignai : je tenais humblement des épingles toutes prêtes, arrangées dans ma main ; mais son carreau se trouvant plus à sa portée, elle les prenait à son carreau, et si j'avançais la main, elle les prenait de ma main, indifféremment; et pour les prendre elle tâtonnait, sans ôter les yeux de son miroir, de crainte de se perdre de vue.

Je tins quelque temps un second miroir derrière elle, pour lui faire mieux juger de sa parure ; et sa physionomie se répétant d'un miroir à l'autre, je vis alors une perspective

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■de coquettes, Joat aucune ne luisait attention à moi. Enfin, i'avouerai-je? nous faisions, ma rose et moi, une fort triste figure.

Je finis par perdre patience, et ne pouvant plus résister au dépit qui me dévorait, je posai le miroir que je tenais à la main, et je sortis d'un air de colère, et sans prendre co'ng*.

— Vous en allez-vous ? me dit-elle, en se tournant de ce côté pour voir sa taille de profil. — Je ne répondis rien; mais j'écoutai quelque temps à la porte, pour savoir TefTet qu'allait produire ma brusque sortie. — Ne voyez-vous pas disait-elle à sa femme de chambre après un instant de silence, ne voyez-vous pas que ce caraco est beaucoup trop large pour ma taille, surtout en bas, et qu'il y faut faire une baste avec des épingles?

De là il passe à des réflexions sur la coquetterie féminine, de là il part pour conclure qu'un jour de bal une femme n'appartient plus à celui qu'elle aime ; et souvenir, réflexions, tout cela vient à propos d'une fleur sèche retrouvée au fond d'un tiroir.

On voit le procédé. Il est le même dans VExpédilion nocturne, qu'il a écrite presque aussitôt après, mais dont la publication est de beaucoup postérieure; il y a noté les impressions de sa dernière nuit à Turin. Il avait là, au quatrième ou cinquième étage d'une grande maison, sous les toits, une mansarde qui lui servait d'atelier; il s'y était installé pour échapper au zèle de son domestique qui époussetait ses portraits au pastel jusquà ce i^ue toute la « poussière » en fût partie. Apprenant que les troupes françaises approchent, et déjà prêt à émigrer en Russie, il veut passer une nuit encore dans son cher grenier; il y monte, il se met à califourchon sur le bord de la fenêtre ; et soit que ses yeux se fixent au-dessous de lui sur le balcon où traîne la minuscule pantoufle de sa voisine, soit qu'ils se

lèvent vers la voûte étoilée, tout ce qu'il voit est pour cette âme légère, assez semblable au papillon qu'il a un jour chanté, une occasion de s'envoler et de se perdre au joli pays du rêve.

Ce procédé n'est pas sans analogie avec celui de Sterne, et le mot d'humoriste est, en effet, de ceux qui s'appliquent à Xavier de Maislre. Mais s'il est allé à l'école chez Sterne, s'il a eu trop souvent le tort d'imiter ce qu'il y a de désordre voulu, de continuel et factice sautillement d'esprit dans Trystram Shandy aussi bien que dans le Voyage sentimental^ il n'emprunte, en revanche, ni de Sterne ni de personne son malicieux esprit et sa fine sensibilité.

Qu'il eût de l'esprit, ses deux premiers opuscules en font foi, et presque à chaque page. On connaît sa piquante théorie de l'âme et de la bête : « Je me suis aperçu, dit-il, par diverses observations, que l'homme est composé d'une âme et d'une bête. Ces deux êtres soût absolument distincts, mais tellement embolies l'un dans l'autre, ou l'un sur l'autre, qu'il faut que l'âme ait une certaine supériorité sur la bête pour être en état d'en faire la distinction... li faut éclaircir ceci par un exemple. Lorsque vous lisez un livre, Monsieur, e! qu'une idée plus agréable entre tout à coup dans votre imagination, voire âme s'y attache tout de suite et oublie le livre, tandis que vos yeux suivent machinalement les mots et les lignes ; vous achevez la pag»^ sans la comprendre et sans vous souvenir de ce que vous avez lu. Cela vient de ce que votre âme, ayant ordonné à sa compagne de lui faire la lecture, ne l'a point avertie de la petite absence qu'elle allait faire; en sorte que Vautre continuait la lecture que voire âme n'écoutait plus. » Il a ainsi beaucoup de remarques qui

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sans être d'un grand observateur ou d un grand philosophe (en 1790 il n'avait que vingl-sept ans", ne manquent ni de piquant ni de vérité. Telle sa remarque sur le regard des portraits qui vous suit de quelque point de la chambre qu'on les observe, si bien qu'en peinture de môme que dans la réalité l'aimable et coquette M"* de Hautcastel semble porter à la fois ses regards sur tout ce qui l'entoure et sourire à tout le monde à la fois. Tel encore le chapitre où, après avoir passé en revue les tableaux suspendus autour de lui, il arrive à parler de celui qu'il appelle le plus beau de tous ; tableau que personne ne regarde sans donner quelque signe de plaisir ou d'étonnement , devant lequel personne ne passe sans tourner la tête et y jeter les yeux : « Eh! quel tableau pourrait-on vous présenter, Messieurs, s'écrie-t-il, quel spectacle pourrait-on mettre sous vos yeux, Mesdames, plus sûr de votre suffrage que la fîdél-^ représentation de vous-mêmes? Le tableau dont je parle est un miroir. »

Il avait autant ou plus de sensibilité que d'esprit. Qu'il fût un peu « âtne sensible », à la mode de son temps, je ne le nie pas, et le choix des tableaux ou des estau)pes dont sa chambre est tapissée ne me permettrait pas de le nier ; l'un représente Charlotte essuyant les pistolets de son mari et s'apprôtant à les remettre aux mains de Werther, qui est debout près de la porte, en babil de voyage; un autre représente une « jeune et innocente bergère des Alpes» qu'on croirait plutôt bergère des Pyrénées et sœur d'Estelle; ailleurs, une négresse qu'un perfide a séduite et abandonnée, est assise sous un cocotier, en larmes et un négrillon sur chaque bras. Mais lorsqu'il s'émeut devant la beauté de la nuit sereine, lorsqu'il évoque sa jeunesse et les

aan'^es mortes, sous l'élégance précieuse du style s'entrevoit une petite âme vraiment tendre et finement mélancolique. Ni La Fontaine ni Montaigne n'avaient mieux parlé de l'amitié :

Heureux celui qui possède un ami!... J'en avais un : la mort me l'a ôté ; elle Ta saisi au commencement de sa carrière, au moment où son amitié était devenue un besoin press.uit pour mon cœur. Nous nous soutenions mutuellement dans les travaux pénibles de la guerre; nous n'avions qu'une pipe à nous deux ; nous buvions dans la môme coupe ; nous couchions sous la même toile, et, dans les circonstances malheureuses où nous sommes, l'endroit où nous vivions ensemble était pour nous une nouvelle patrie : je l'ai vu en butte à tous les périls de la guerre, et d'une guerre désastreuse. La mort semblait nous épargner l'un pour l'autre : elle épuisa mille fois ses traits autour de* lui sans l'atteindre ; mais c'était pour me rendre sa perte plus jsensi'ule^ Le tumulte des armes, l'enthousiasme qui s'empare de l'âme à l'aspect du danger, auraient peut-être empêché ses cris d'aller jusqu'à mon cœur. Sa mort eût été utile à son pays et funeste aux ennemis ; je l'aurais moins regretté. Mais le perdre au milieu des délices d'un quartier d'hiver! le voir expirer dans mes bras au moment où il paraissait regorger de santé ; au moment où notre liaison se resserrait encore dans le repos et la tranquillité 1 Ah ! je ne m'en consolerai jamais ! Cependant sa mémoire ne vit plus que dans mon cœur ; elle n'existe plus parmi ceux qui l'environnaient et qui l'ont remplacé ; cette idée me rend plus pénible le sentiment de sa perte. La nature, indifférente de même au sort des individus, remet sa robe brillante du printemps et se pare de toute sa beauté autour du cimetière où il repose. Les arbres se couvrent de feuilles et entrelacent leurs branches ; les oiseaux chantent sous le feuillage, les mouches bourdonnent parmi les fleurs ; tout respire la joie et la vie dans le séjour de la mort : — et le soir, tandis que la lune brille dans le ciel, et que je médite près de ce triste lieu, j'entends le grillon poursuivre gaiement son chant infatigable, caché sous l'herbe qui couvre la tombe silencieuse de mon ami...

Tournons la page, et (léj;\ le sourire brille à travers les pleurs; au feuillet qui touche succède le feuillet qui amuse. C'est ce mélange de tendresse et de malice qui fait Toriginalité propre de Xavier de Maistre et distingue sa confession de celles que M"" de Staël, Chateaubriand et les romantiques ont écrites après lui. Le Voyage autour de ma chambre est bien une confession, et très peu arrangée, très sincère, où la fiction est réduite à son minimum ; mais le moi qu'elle nous livre est exempt de tout déséquilibre. L'auteur s'aperçoit-il que l'attenilrissement le gagne? Vile, il imagine quelque incident comique qui vient couper court à l'émotion : le fauteuil sur lequel il se balançait se renverse, ou bien, pendant qu'il s'e?crime à faire des vers et qu'il arpente son grenier, il se heurte à une poutre et se fait une belle bosse au front. Ainsi procède son disciple Toppfer daus la Bibliothèque de mon oncle, lorsque la nuit il s'exalte à la pensée qu'il verra le lendemain sa belle et chère Juive, lorsqu'un chant d'amour monte à ses lèvres, qu'il gesticule, met la main sur son cœur... et y rencoatr<^ brusquement le cataplasme que son bononclî Tom y avait po5-é pendant sou sommeil pour calmer sa fièvre. Chez Tôpprer, les efTels sont un peu gros. L'ironie est en général de qualité beaucoup plus fine chez Xavier de Maistre. Mais il est rare qu'une tirade émue no s'achève point chez lui sur un trait d'ironie. Il raconte dans ï Epédition nocturne qu'il avait fabriqué certain jour une colombe artificielle. Comme tous les hommes de son siècle, il avait le goût de la mécanique et de la physique ; il est même un des premiers qui se soient risqués à faire un voyage en ballon ; le ballon l'emporta de Chambéry pour s'abattre à trois lieues de là, et l'expérience eut un plein succès. Celle de la colombe

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artificielle fut moins heureuse ; après avoir fait quelques tours sur elle-même, elle tomba aux pieds de l'inventeur. Sur quoi il sortit, et le hasard fit qu'au-dessus de sa tête, très haut dans le ciel, il aperçut des oiseaux de passage qui fuyaient à plein vol, en ordre triangulaire : « Quel est l'auteur de ce brillant mécanisme ? m'écriai-je dans le transport qui m'animait. Quel est celui qui, ouvrant sa main créatrice, laissa échapper la première hirondelle dans les airs ? celui qui donna l'ordre à ces arbres de soriir de la terre et d'élever leurs rameaux vers le ciel ? — Et toi, qui t'avances majestueusement sous leur ombre, créature ravissaute, dont les traits commandent le respect et l'amour, qui t'a placée sur la surface de la terre pour l'embellir? Quelle est la pensée qui dessina tes formes divines, qui fut assez puissante pour créer le regard ot le sourire de l'innocente beauté ? Et moi-même, qui sens palpiter mon cœur, quel est le but de mon existence ? Que suis-je, et d'où viens-je, moi l'auteur de la colombe artificielle centripète ! »

La chute est amusante; elle est habituelle aux tirades de Xavier de Maistre.Et parce que chez lui l'esprit tempère et contient toujours la sensibilité, parce qu'il reste maître de son émotion, parce qu'il ne permet pas qu'elle se change en délirants transports, je reconnais en Xavier de Maistre un homme de l'âge classique. Il suffisait du reste, au dire de Sainte-Beuve, de l'approcher pour ne pas s'y méprendre. Il vint pour la première fois à Paris en 1839, à soixante-seize ans, et sa bonhomie lui conquit tous les cœurs. Tout l'étonnait dans la France nourelle et notamment la Chambre des députés qui, disait- il, lui rappelait le Vésuve en éruption. L'allure fébrile de la vie parisienne le déconcertait.

les chefs-d'œuvre du romantisme, nouveaux pour lui, l'effrayaient presque. Et on l'aimait pour ses élonnements, plus narquois que naïfs, pour sa bonne grâce, pour ses jolies manières démodées. En ce doux et souriant vieillard un passé déjà très lointain semblait revivre...

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