I.K ROMAN RÉ4LI8TB. Il
cherchant dans son salon Téclairage le plus avantageux pour sa beauté, s'écartant de la fenêtre dont la lumière est trop vive, se protégeant aussi contre le feu de la cheniinée qui « donne trop de rougeur et gâte le teint » ; penchée ensuite sur le miroir, elle s'examine, elle se juge, elle constate, non sans plaisir, qu'elle a pris plus d'embonpoint, grâce aux bouillons fréquents, au sommeil du matin et à une certaine eau argentée : c'est bien, dans son allure naturelle, le jeu d'une coquette qui n'est plus très sûre de ses moyens. Mais brusquement l'épisode change de caractère. Cette beauté un peu mûre, qui tout à l'heure interrogeait son visage d'un œil inquiet, tombe tout à coup, sans aucun motif, dans une crise de vanité délirante : « Je me fâche quelquefois d'être ce que je suis : je voudrais être moins belle.... Il n'y a plus moyen de souffrir l'importunité des hommes.... De quelque côté que je me tourne, je trouve que leur vue est fichée sur moi : je crains qu'enfin leurs yeux ne fassent mal aux miens. J'entends aussi leurs soupirs partout, dont mes oreilles sont lasses, et même le vent m'en vient donner contre le nez et les joues... ^, » N'est-ce pas Hespérie que nous entendons?
Que mon sort est cruel 1 je ne fais que du mal.... Je ne puis ouvrir Toeil sans faire une blessure Ni faire un pas sans voir une âme à la torture.... Mille viennent par jour se soumettre à ma loi. Je sens toujours des cœurs voler autour de moi. Sans cesse des soupirs sifflent à mes oreilles 2.
Plus près de la nature est ce Polyandre qui seul sert de lien entre les figures « hétéroclites » du roman et lui prête ainsi une apparence d'unité. L'on pour-