Poluandre, Avertissement
PQLYANDRE.
tuer. Dans le Berger extravagant, pour lequel il a toujours eu une préférence inexplicable, Tinvraiserriblance de la fiction et son comique forcé ne s'accordaient aucunement avec les théories. Dans le F^olyandre, où le dessein est éminemment réaliste, ce qui domine presque partout, c*est, avec le burlesque, une fantaisie qui n'est pas légère. De cette histoire inachevée on ne peut retenir qu'une centaine de pages ; du Berger extravagant^ peu de chose, en dehors de la doctrine. Les Suites du Francien sont très inférieures au commencement. Ce livre-là (Ju moins reste, dans son ensemble. Il marque une date dans Thistoire du roman français. Il attirera toujours l'attention par son mérite, par son grand succès.
En général, les autres romanciers de la même école n'ont donné la mesure de leur talent qu'après avoir enrichi leur expérience et passé par l'épreuve de la vie. Lesage approche de la cinquantaine quand il publie la première partie de Gil Êlas ; c'est entre quarante et cinquante ans que Marivaux écrit la Vie de Marianne et le Paysan parvenu, Sorel nous offre l'exemple peut-être unique d'un réaliste dont la meilleure réussite a été l'œuvre de sa première jeunesse.