Cf. Fréd. Lachèvre, op. cil, t. I, p. 48 et
touche plus particulièrement les sens : la musique, les fleurs, les beaux habits, la chasse, les beaux chevaux, les bonnes odeurs, la bonne chère....» Sur la mobilité de son âme impressionnable et légère.il fait un aveu, où plus tard ses juges voudront voir une intention de ne reconnaître d'autre principe de conduite que les «mouvements naturels i»:
« Ce jour-là, comme le ciel fut serein, mon esprit se trouva gai. La disposition de Tair se communique à mon humeur ; quelque discours qui s'oppose à cette nécessité, le tempérament du corps force les mouvements de Tâme. Quand il pleut, je suis assoupi et presque chagrin ; lorsqu'il fait beau, je trouve toute sorte d'objets plus agréables....»
Entre ces fragments de confession, Théophile insère quelques développements de fantaisie, comme le portrait d'un pédant latinisant et scolastique, quelques morceaux empruntés, comme le plaisant accès de folie d'une compagnie d'ivrognes, qui est un souvenir d'Athénée ^,
A cela il joint encore une vive déclamation contre Ronsard, contre son admiration aveugle de l'antiquité, contre l'obscurité de sa langue par trop grecque, contre l'abus qu'il fait de la mythologie. L'occasion de cette attaque était, sans aucun doute, l'impression de la belle édition de Ronsard en deux volumes in-folio publiée, justement en 1623, par Philippe Galand et le poète Claude Garnier. Quelques mois après, Garnier y a répondu • et, comme le remarque très bien M. Lachèvre, c'a