‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 112 sur 188 · Deuxième inierrogaloire (26 mars · texte numérisé non relu

Deuxième inierrogaloire (26 mars

2. Sorel a reconnu que le passage était imité, et il en a blâmé l'invraisemblance {Conclusion du Berger extravagant, t, II, p. 1086).

3. Atteinte contre les impertinences de Théophile, ennemi des bons esprits (1624); ce factum de 11 pages a été reproduit par M. Lachèvre parmi les appendices de son Procès de Théophile.

été une des premières escarmouches de la Guerre des Anciens et des Modernes.

L'attitude de Théophile à Tégard de l'Antiquité n'est peut-être pas aussi nouvelle qu'on l'a dit. Chez un grand nombre de romanciers du temps de Henri IV l'on rencontre des déclarations assez pareilles ^. Sa manifestation précède, en tout cas, celle de Sorel ; mais il faut remarquer que les deux écrivains abordent ce sujet avec des intentions différentes, Théophile se souciant surtout de la liberté de l'inspiration poétique et Sorel de la vérité.

On voit de combien d'éléments divers sont formés les six chapitres de V Histoire comique. Ici nous n'avons guère à en retenir qu'une brève théorie du style et l'esquisse d'un tableau. Théophile condamne en deux mots les propos convenus de la galanterie, les « rencontres et le bien dire ordinaire de ceux qui font l'amour 2»; en deux mots encore les « afféteries » et 1' « artifice » appliqué « des faiseurs de livres » : « Il faut que le discours soit ferme, que le sens y soit naturel et facile, le langage exprès et signifiant *. » — Et de ce « langage exprès et signifiant» il nous donne un assez bon modèle lorsqu'il dépeîut en quelques sobres traits cette conclusion d'une scène d'orgie : « Je les trouvai, l'un endormi le nez sur son assiette, l'autre renversé sur le banc, Sydias couché tout plat sur les carreaux, la moitié des écuelles à terre, presque un muid de vin ou vomi ou renversé, une musique de ronflements, une odeur de tabac, des chandelles

1. G. Reynier, le Roman senlimenlal avanî l'Aslrée, p. 269 et suiv.

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