‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 122 sur 188 · p. 233, et !!• partie, cli. v · texte numérisé non relu

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Sa langue, qui dans la poésie amoureuse n'est pas toujours exempte de préciosité, est ici parfaitement simple et vive. Si elle abonde en termes et en locutions un peu vieillis, que déjà le style noble écartait, ce n'est pas par une affectation d'archaïsme, qui serait étrange, mais parce qu'elle ne dédaigne aucune ressource du langage moins épuré de la conversation i. Ces façons de parler, naturelles et expressives, s'accordent tout à fait avec les sujets traités, avec le ton de ta confidence.

On regrette que Tristan û'ait pas continué cette sorte de confession. Le public lui aurait fait un meilleur accueil si elle n'' était restée en suspens ^, si elle avait été poussée au delà de l'année 1621, qui pouvait sembler déjà, quand le livre a paru, une date assez reculée.

Tel que nous l'avons, cet essai se recommande par la diversité curieuse des événements et des tableaux, par l'art aisé qui les met en valeur, par une certaine précision d'analyse qu'applique aux émotions de sa jeunesse le poète de la Mariamne, déjà exercé à développer sur le théâtre le jeu ardent des passions. Un tel exemple était bien propre à faire voir quel intérêt peut s'attacher au simple cours d'une vie humaine, où « la Fable ne fait point éclater ses ornements», presque toujours reproduit comme par «une réflexion de miroir».

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