Voir la liiblioi,'raphio à la fln de ce volume
3. Par exemple, celui de Fléchier {Mémoire sur les Grands Jours d'Auvergne), celui de Mme de Se vigne (Lettres du 7 juin 1671, du 20 juin 1672, du 14 octobre 1694).
4. Ragolin ou le Roman comique, comédie en cinq actes et en Vers, représentée le 21 avril 1684.
.5. Lettre à M. de Marigny, du 8 mai 1659, signée Lazarillo de
i ormes.
graphie et les usages du Maine et du pays d*Alençon ^, mais elle manque par trop d'esprit et de valeur littéraire. Celle de Preschac n'a guère d'autre mérite qu'un certain entrain dans la bouffonnerie. Toutes deux confirment trop bien cette prédiction de Sorel : « Il serait malaisé qu'aucun auteur pût poursuivre de pareilles choses et parvenir à une telle imitation ^, » Mais elles nous prouvent que le public s'intéressait assez à cette histoire pour désirer d'en connaître la fin. Pendant longtemps le Maine fut pour les Parisiens le pays du Roman comique. En 1711, un demi-siècle après la mort de Scarron, un gentilhomme qui venait de visiter Le Mans écrivait à un ami :
«Vous jugez bien que je n'ai pas passé ces vingt-quatre heures sans visiter les lieux où les fameux héros du Roman comique ont joué de si grands rôles. Je me promenai sous la halle, où La Rappinière et Le Destin furent assaillis par huit braves Tépée à la main. Mais je fus au désespoir de ne plus trouver le jeu de paume de la Biche. Ce tripot, qui a donné commencement à tant de belles aventures, est détruit par la vicissitude du temps, qui détruit les monuments les plus respectables. J'en vis les débris en soupirant, et non sans m'écrier : Nunc seges est ubi Trofa fuit.
Œ De là je passai devant la maison de La Rappinière et fus chez un chanoine qui me fit voir le portrait de Mme Bouvillon. Pour celui de Ragotin, ce n'est pas une chose aisée à trouver ; car, comme les plus fameuses villes de la Grèce se vantaient toutes qu'Homère était né chez elles, aussi plusieurs familles de la ville du Mans prétendent que le fameux Ragotin a tiré son origine d'elles '. »
1. M. Chardon a prouvé qu'elle a pour auteur Girault, ancien secrétaire de Ménag^,. qui fut chanoine au Mans, après Scarron ( Scarron inconnu, t. II, p. 330 et suiv.)