‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 154 sur 188 · Bibliothèque française (1664), p · texte numérisé non relu

Bibliothèque française (1664), p

3. Lettre découverte par Hauréau dans les manuscrits de la Bibliothèque Nationale (carton des Chevaliers du Saint-Esprit), publiée par lui dans l'H/s/oire littéraire du Maine, t. V, p. 70, reproduite par M. Chardon {Scarron inconnu, II, p. 6).

On voit aussi par cette jolie lettre combien restaient vivants parmi les Manceaux les souvenirs du roman de Scarron, quel aliment il fournit longtemps à leur malignité proverbiale. Le maréchal de Tessé faisait peindre peu après par un certain Jean de Goulom les principaux personnages et les principales scènes de cette histoire pour la riche galerie du château de Vernie, où Scarron avait été autrefois reçu ^.

Dans le cour» du xviii® siècle, le Roman comique n'a rien perdu de sa popularité. On s'en rend compte par le nombre des rééditions, des nouvelles continuations ou arrangements ^, par le nombre aussi des artistes qui s'en inspirent : on sait, par exemple, quel a été le succès de l'amusante suite des trente-huit gravures d'Oudry et des seize planches gravées au burin d'après les compositions de Pater et de Dumont le Romain 3, œuvres charmantes dont l'élégance s'accorde mal, il est vrai, avec la nature des sujets.

Assurément la plupart des lecteurs ont surtout apprécié ce livre parce qu'il était vraiment « comique» entre tant de romans qui se disaient tels *, et sans doute Scarron n'aurait pas dédaigné ces suffrages ^. Quelques-uns pourtant ont reconnu chez lui, sous l'apparence, un art qui ne se substitue pas toujours à la nature, qui parfois l'inter-

1. Chardon, Scarron inconnu, II, p. 10. et suiv. A la fln du vo- Jume, M. Chardon a donné des reproductions de ces toiles que l'on peut voir aujourd'hui au musée du Mans.

2. Suite et Conclusion du Boman comique, par M. D. L., Amsterdam, Rouen et Paris, 1771, in-12.

Le Roman comique mis en vers, par Le Tellier d'Orvilliers, Paris, Ch. David, 1733, in-12 (vers burlesques de huit syllabes).

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