‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 161 sur 188 · T. II, p · texte numérisé non relu

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. LE ROMAN BOURGEOIS DE FURETIÈRE. 3iîi

exemple jusqu'aux Joyeux Devis de Despériers ^ : « Il était aussi laid qu'on le puisse souhaiter.... Il avait la bouche de fort grande étendue, témoignant de vouloir parler de près à ses oreilles, qui étaient aussi de grande taille, témoins assurés de son bel esprit. Ses dents étaient posées alternativement sur ses gencives, comme les créneaux sur les murs d'un château. Sa langue était grosse et sèche comme une langue de bœuf ; encore pouvait-elle passer pour fumée, car elle essuyait tous les jours la vapeur de six pipes de tabac, etc. ^.... » Ajoutez des bouffonneries prolongées, redoublées, à la manière de Scarron, mais sans la vivacité et la bonne humeur : Nicodème et Javotte heurtent leurs têtes et se font chacun une bosse au front pour avoir voulu ramasser en même temps un peloton de fil ; Nicodème s'excuse et, en se reculant, il ébranle un buffet boiteux, il en fait choir une belle porcelaine ; il s'élance pour en ramasser les morceaux, mais il glisse sur le parquet, entraîne en tombant un miroir qui se brise à grand fracas et enfin s'en va, éperdu, donner contre un théorbe qu'il met en pièces ^. Ajoutez une crudité de langage, une grossièreté parfois choquante, comme dans le passage où chez dame Roberte, blanchisseuse, le même Nicodème renaue et commente du linge sale * ; des badinages pesants (par exemple, sur la manie des dédicaces, sur les profits qu'en retirent les auteurs) 5, de pitoyables ramas de niaiseries qui forment comme un sottisier, des turlupinades dans ce goût : « Elle joua tant de fois des discrétions qu'elle perdit à la

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