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CARACTERE^ GÉNÉRAUX DU ROMAN DE MtÈUttS. 343
son ivrognerie ^. >) Tous s'accordent à s'attribuer à ce point de vue une grande supériorité sur les romanciers galants Ou héroïques, qiii trompent, qui séduisent, « sous une belle apparence de douceur et de tendresse * ». C'est encore Furetiôre qui lie le plus fortement la cause du réalisme à celle de k morale : « Lé plaisir, dit-Il, que nous ptenOns à railler leô autfes est ce qui fait avaler doUcemetit cette médecine qui nous est si salutaire. Il faut pour cela que la nature des histoires et les caractères des personnes soient tellement appliqués â tios mœurs que nous croyions reconnaître les gens que nous voyonë tous les jours ®. »
Même sur quelques-uns de ces points nos romanciel^ se différencient des espagnols, soit qu'ils obéissent à des préférences personnelles, soit qu'ils essaieht de s'accommoder aux idées du public auquel ils s'adressent.
Ils remontent sensiblement le niveau de leurs personnages.
Dans un certain monde, on s'intéresse encore, comme au xvi® siècle ^, aux histoires de gueux, d'escrocs, de vagabonds. Mais ces histoires, l'Espagne les fournit; on en ttouve aussi, en abondance, dans des recueils spéciaux. Les conteurs français ne s'attardent pas longtemps dans la compagnie de ce qu'ils appellent « la lie du peuple ». Du Bail est peut-être le seul qui se soit proposé d'écrire une histoire toute picaresque. Sorel, examinant plus tard la série des romans français « vrai-